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Dans le cadre des rencontres périodiques que Randgold organise avec la presse, son Directeur exécutif, Mark Bistraw, a briefé les médias sur les améliorations continues de performance du complexe minier d’or Loulo – Gounkoto, obtenues grâce à une équipe dirigeante constituée presqu’entièrement de Maliens. C’était le mercredi 29 janvier, à la mine d’or de Loulo. Il était entouré du Directeur général Ngolo Sanogo et du Directeur général de SOMILO, Siaka Berthé.

Avant la rencontre avec Mark Bistraw et l’équipe dirigeante de Randgold Ressources, les journalistes ont eu droit à une visite guidée des grands travaux d’extension de à la mine, au nombre desquels le tank de fuel lourd, une unité supplémentaire de production, un second moulin pour concasser les minerais et un Path field.
C’est dans l’après-midi que Mark Bistraw a ouvert les débats, par un bref aperçu de l’état des lieux du complexe minier d’or de Loulo – Gounkoto. C’est ainsi qu’il a indiqué que cela faisait six ans que sa société est en train d’investir. «On est allé dans beaucoup de difficultés, cependant, le complexe est sur le point de battre l’objectif de production révisé de 2013, qui est de 640 000 onces pour 2014. Nous avons renforcé l’élément pour augmenter la production. Nous continuerons à investir», a-t-il assuré.

Loulo et Gounkoto, selon lui, sont en train de remplacer Morila. Et, comme le pays est train de retrouver sa stabilité, la société va continuer à investir. Et le Directeur de Randgold Ressources d’exprimer toute sa joie d’avoir à ses cotés deux ingénieurs maliens et un seul expatrié. «Nous nous sommes embarqués dans une nouvelle technologie. Grâce à l’extraction souterraine, on travaille plus à Gounkoto, mais Loulo produit plus». Mark Bistraw a alors souligné que le Directeur de l’extraction était un Malien, de même que le chef ingénieur. «Randgold est et reste la seule société au monde qui, même si les prix baissent, continue toujours à investir», a-t-il affirmé.

Politique des ressources humaines

Malgré une baisse de production de 17%, la politique des ressources humaines, a affirmé Mark Bistraw, est de promouvoir le développement. «Nous préférons l’investissement local, aussi optons-nous plutôt pour réduire le nombre d’expatriés et maintenir les Maliens». Selon lui, la stratégie de Randgold étant basée sur le mérite, ces ingénieurs sont des jeunes gens recrutés après le bac, puis formés par la société. En plus, chaque année, les cinq premiers de l’ENI sont admis en stage à Randgold.
Avant le démarrage du complexe minier Loulo – Gounkoto, a précisé Siaka Berthé, la société avait recruté des jeunes du Cercle et les avait formés à Morila. Ce sont ces derniers qui sont aujourd’hui les ouvriers du complexe.

Apport à l’état Malien

Depuis le début de l’opération à ciel ouvert, à la fin de 2005, le complexe de Loulo – Gounkoto, ce sont plus de 500 millions de dollars qui vont dans la caisse de l’Etat du Mali, sous forme de dividendes, taxes et royalties. Elevant ainsi le Mali au rang de troisième producteur mondial d’or africain. Conformément à la philosophie de Randgold, en tant que partie prenante, il a énormément bénéficié aux communautés locales, à travers la création d’emplois, des opportunités économiques, des améliorations d’infrastructures et des initiatives en faveur de la qualité de vie dans les domaines de la santé et de l’éducation.

Le bien-être de la population.

Une descente dans la commune rurale de Sitakily a permis aux journalistes de toucher du doigt les différentes réalisations de Randgold au profit des populations. Le Maire de la commune, Fawali dit Awa Cissoko, s’est déclaré satisfait du partenariat qui lie sa commune à la société minière Randgold.
A titre d’exemple, grâce à Randgold, 50% des employés de la commune sont payés. Alors que 3 ponts, 20 écoles, 3 CSCOM équipés, 2 Carrefours des jeunes, 3 ponts, une grande salle de conférences, 2 clubs et un marché sont aussi à mettre à son actif.

Les défis

A côté de ce tableau reluisant, la grande préoccupation de Randgod Ressources est la présence des orpailleurs sur les sites de Loulo et de Gounkoto. Les dégâts causés par les orpailleurs sont énormes, a-t-il affirmé, pour la simple raison qu’ils sont en train de détruire le retour futur. Pour Mark Bistraw, c’est un problème délicat, puisque la plupart ne sont pas Maliens. «Il faut qu’on travaille ensemble pour limiter les dégâts, la criminalité et la prostitution».
En effet, hormis les dégâts causés sur les périmètres attribués à Randgold, il y a un grand problème d’insécurité grandissante autour de la mine. Pire, faute de toilettes, c’est dans une insalubrité totale que vivent les orpailleurs. La prostitution, avec tout ce que cela peut comporter comme dangers quant à la propagation des MST et du Sida, et l’utilisation des produits hautement toxiques qui entrent dans la production de l’or par des profanes sont autant d’autres dangers qui hantent ces sites d’orpaillage.

Le complexe Loulo Gounkoto comprend trois gisements de classe mondiale et se range comme l’un des plus grands du genre dans le monde. Ces trois mines, dont deux souterraines et une à ciel ouvert, et une usine de traitement de 4, 4 millions de tonnes par an de capacité sont dirigés par une équipe mixte. Selon Samba Touré, Directeur des opérations pour l’Afrique de l’Ouest, l’efficacité avérée de cette équipe s’explique par la politique d’emploi et de développement de Randgold, faisant appel à des nationaux des pays hôtes, et ce à tous les niveaux.
Malgré la taille du complexe et son niveau élevé d’activité, il Randgold détient un bon record de sécurité, démontré par des améliorations perceptibles dans le taux des accidents avec arrêt de travail. Loulo, comme Gounkoto, ont toutes les deux obtenu des certifications internationales en matière de sécurité et d’environnement.
Selon Paul Harbidge, Directeur exécutif de l’exploration, pendant que Loulo-Gounkoto étendait sa production d’or, les équipes d’exploration de la société continuaient de chasser pour découvrir des onces additionnelles autour des gisements existants, voire d’autres gisements de classe mondiale. Nous croyons que cette région renferme un haut potentiel pour la découverte de gisements d’or multimillionnaires en onces. Une étude de faisabilité pour l’accès au gisement souterrain de Gounkoto est déjà bien avancée, a-t-il soutenu.

L’extraction souterraine

La deuxième journée des rencontres Randgold avec la presse s’était poursuivie, le jeudi 30 janvier, par une visite de l’extraction souterraine. C’était en compagnie du ministre de l’Industrie et des Mines, Boubou Cissé, des membres du Conseil d’administration de Loulo-Gounkoto et des ingénieurs de la société.
Cette visite guidée, qui devait mener tout ce beau monde à trois cent cinquante mètres dans les profondeurs du sol, fut l’objet d’une préparation spéciale. C’est ainsi que les visiteurs sont passés, tous sans exception, dans un studio pour porter les tenues de sécurité, lunette, casque, gilet, ceinture et chaussures spécialement conçues pour la mine. Après, ils ont eu droit à un exposé du réseau souterrain présenté par les ingénieurs concepteurs de l’extraction souterraine. Passée cette étape, ce fut le départ d’une dizaine de véhicules vers les zones d’extraction d’or.

Ce qui a le plus émerveillé les visiteurs, parmi lesquels des ingénieurs étrangers, c’était l’ingéniosité des jeunes Maliens concepteurs de tout cet ensemble d’infrastructures. La luminosité y est assurée en permanence de même que la ventilation et la climatisation. Dernière étape de ce voyage sous terre : la visite d’une unité de concassage de la mine avant son transport vers l’extérieur.

Pierre Fo’o Medjo, Envoyé spécial

22 Septembre du 3 février 2014