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Pour le délégué général aux élections, Siaka Sangaré, les élections générales, surtout, l’élection présidentielle doit s’inscrire dans nos priorités et se tenir absolument. Les conséquences d’un report au-delà des textes constitutionnels, a-t-il ajouté, peuvent être plus graves que les conséquences de la situation actuelle au Nord de notre pays. C’est pourquoi, a-t-il fait remarquer ‘’ nous devons tous, maliennes et maliens, conjuguer nos efforts pour que nous puissions organiser les élections générales, surtout la présidentielle de 2012. ‘’ C’était, hier, lors du point de presse organisé par la Dge, au cours de la journée d’information des journalistes, hier, à la Bibliothèque nationale.

La situation, a-t-il dit, se singularise par un climat politique apaisé, à cause de l’importance des enjeux, car le président sortant n’est pas candidat à sa propre succession et que les candidats dits de grosses pointures se tiennent dans un mouchoir de poche. Si notre pays réussit les élections générales de 2012, a-t-il fait observer, il aura tourné la page des élections bâclées, à risque, pour entrer dans la phase irréversible de son processus de démocratisation. Il a souligné que le fichier électoral est le socle de tout le processus et s’il est contesté, le plus souvent, les résultats seront contestés par anticipation.

C’est pourquoi, a dit Siaka Sangaré, la Dge a jugé important l’aspect consensuel qui a réuni les acteurs : Dge, administration, partis politiques, société civile. Il a déclaré que les médias sont un appui essentiel du processus électoral et que leur rôle d’interface est fondamental. Répondant aux questions des journalistes, le Dge, Siaka Sangaré a souligné que les nouvelles inscriptions sont au nombre de 500.000 et que 2 millions d’électeurs sont concernés par les radiations et les corrections.
Ces difficultés, a-t-il précisé, ne sont pas de nature à mettre en cause la fiabilité du fichier électoral et que la Dge est dans la dynamique du respect du calendrier électoral fixé.

Les cartes d’électeur, a-t-il dit, seront confectionnées en Espagne, sous le contrôle de la Ceni. Interrogé sur les coûts, Siaka Sangaré a soutenu que la part de la Dge dans le budget électoral s’élève à 831 millions de Fcfa. Il a affirmé que la structure a pu faire son travail au Nord du pays où des assistants ont été déployés.

Concernant la difficile question des Maliens déplacés à l’extérieur, suite aux attaques récentes, il a assuré : ‘’aujourd’hui, nous réunissons les conditions administratives, juridiques et techniques, pour pouvoir faire voter ces gens. ‘’ Toutefois, a-t-il précisé, la décision doit être prise avec la classe politique et dans des conditions de sécurité avec l’accord des pays d’accueil.

Après le point de presse, les journalistes ont assisté à un exposé vidéo du Dge sur le programme : présentation de la Dge, état d’avancement des opérations d’élaboration du fichier électoral consensuel et visite guidée du site.

Baba Dembélé

02 Mars 2012