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Quoi de plus normal pour les hommes de presse de manifester toute leur indignation face aux agressions perpétrées contre certains journalistes par des «inconnus». Il est impérieux que tout le monde comprenne, que la liberté de presse chèrement acquise en 1988, exprimée dans l’éthique et la déontologie, ne peut plus être remise en cause.

Comme telle, elle sera farouchement défendue, bien que malmenée depuis vingt ans, avec les lâches agressions de journalistes dont celles de Cheick Oumar Konaré, directeur de publication du quotidien «SUD-INFO», Hamidou Diarra dit Dragon, animateur à la radio Klédu, tous deux jetés pour morts par «les forces du mal» ; la presse n’oubliera pas de sitôt, toutes les peines endurées par les journalistes Alexis Kalambry, Birama Fall, Sambi Touré, Hamèye Cissé et Seydina Omar Diarra, tous arrêtés et emprisonnées pour une sale affaire portant sur un texte scolaire : «la maîtresse du président» et tout récemment avec les actes de vandalisme opérés sur les radios «Kayira» de Koutiala et Niono.

La récupération subtile, que certains hommes politiques, décideurs d’hier, veulent faire de cet acte tout de même condamnable est simplement monstrueuse.

Aussi, le DG, de la boîte à images à Bozola, n’a aucunement sa place dans cette marche pour manifester sa colère, assumant une «responsabilité publique». Tout ce qui lui enlève également le droit de grève. C’est un pas, qui est une faute professionnelle, que le DG de l’ORTM aurait dû se passer de franchir.

Il a simplement oublié que la participation de l’ORTM à cette manifestation, tout de même acceptable et légitime, pouvait être valablement assurée par son syndicat.

L’Inter de Bamako du 23 Juillet 2012