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Après avoir réussi le challenge de l’ouverture de la nouvelle destination Bamako – Douala, depuis le 25 avril, la Compagnie aérienne du Mali (CAM) s’attelle à promouvoir davantage cette destination auprès des potentiels passagers de cette nouvelle ligne. C’est ainsi qu’une forte délégation conduite par le Directeur général, Abdérhamane Berthé, était à Douala, les 9 et 10 mai, dans la capitale économique du Cameroun, pour animer une conférence de presse.

Une opportunité pour les responsables de cette jeune compagnie de la présenter aux confrères du pays du président Paul Biya, avant d’expliquer leur choix de desservir Douala, les forces et particularités de la CAM et leurs ambitions pour le ciel africain.

Ce n’est pas par hasard que les responsables de la CAM ont choisi la salle de conférences du 12ème étage du splendide hôtel Akwa palace, quatre étoiles en plein cœur de la capitale économique du Cameroun, pour aminer, le 9 mai, une conférence de presse.

En prenant de l’altitude, le Directeur général, Abdérhamane Berthé et sa suite dont le Directeur commercial, Pierre de Angelis, la responsable du marketing, Oumou Camara, affichaient, par la même occasion, devant les confrères l’opinion camerounaise et la forte communauté malienne leur volonté de voler plus haut dans le ciel africain.

Cette délégation est partie de Bamako, le vendredi 9 maiaux environs de 11 heures à bord du vol n°15 204 à destination de Douala, via Ouagadougou et Lomé. Après des escales d’environs 40 minutes dans chacun de ces aéroports, le MD87 s’est posés à l’aéroport international de Douala, le même jour à 16 heures 30 GMT.

En effet, en décidant d’ouvrir une liaison sur Douala, désormais ouverte sur les capitales ouest-africaines, la CAM s’est fondée, certes, sur le principe de la libéralisation de l’espace aérien africain, mais aussi, sur les excellentes relations de coopération entre le Mali et le Cameroun sur la base desquelles, les Maliens ne prennent pas de visas pour entrer dans ce pays.

De ce fait, c’est sur la base du volume important des échanges économiques entre les deux pays, de la présence d’une forte communauté malienne et ouest-africaine que la CAM justifie sa nouvelle desserte sur Douala qui se prolonge sur Libreville. Des raisons bien fondées qui permettent d’affirmer que la nouvelle destination est porteuse.

Nous nous en sommes aperçu au cours de notre voyage, tant à l’aller qu’au retour au cours duquel, le MD87 de 99 places dont 20 classes affaires, était à chaque fois quasiment plein.


L’appartenance au Groupe Celestair garant du succès

Avec, désormais, trois capitales desservies en Afrique centrale (Brazaville, Libreville et Douala) on peut dire que la CAM a établi un cordon ombilical entre cette partie du continent et sa partie occidentale où les capitales comme Ougadougou, Dakar, Conakry, Niamey, Abidjan, Lomé, Cotonou et Accra sont desservies. Sans oublier les villes de Tombouctou, Mopti et Kayes. La capitale du Sénégal, avec six vols par semaine est la tête de ligne.

En seulement trois années avec une flotte de quatre appareils, les responsables de la CAM, avec la desserte de onze capitales africaines et de Paris ont pu établir un réseau aérien solide. Pour le moment, le Directeur général n’annonce pas l’ouverture de nouvelles destinations mais la consolidation de ce réseau. Aussi, l’objectif qu’il affiche est l’amélioration continue de la qualité du service.

Les confrères camerounais sidérés par ces résultats atteints en trois petites années, se sont interrogés sur les particularités de la CAM et les secrets d’une telle réussite dans un secteur où nombre de compagnies ont mis la clé sous le paillasson.

Aujourd’hui, à en croire Abdérhamane Berthé, il y a des réalités qui font la particularité de la CAM et qui sont des raisons valables pour les passagers de choisir ses appareils.

La première particularité évoquée par le Directeur général est la solidité de la CAM à travers son appartenance à un grand groupe (Groupe Celestair du Réseau Aga Kahn) et qui est l’actionnaire majoritaire et apporte une assistance technique à travers ses autres grandes compagnies aériennes en Europe comme Méridiana.

Selon Abdérhamane Berthé, l’aviation civile est telle de nos jours que seules les compagnies ancrées dans un grand groupe peuvent résister.

Deuxième particularité à laquelle il a fait allusion est la qualité des appareils de la flotte de la compagnie.

Par exemple, le MD87 qu’elle exploite sur Douala est un appareil de dernière génération, certifié pour transport 130 personnes. Mais pour le rendre plus spacieux et plus confortable, la CAM a aménagé le sien pour 99 places. Autres choses qui font la force de la compagnie, ce sont la ponctualité, la sécurité, la qualité du service à bord et à sol.

« Chaque retard de 15 mn de nos appareils est analysé pour en savoir les raisons et veiller à ce qu’il ne se reproduise plus  » a expliqué M. Berthé. Celui-ci est convaincu qu’il n’y a pas de recettes miracles pour une compagnie. Il faut la rigueur et le professionnalisme.

Mais, il prévient que cela ne suffit pas dans la mesure où beaucoup d’autres facteurs entrent en jeu et de nombreux services sont sous-traités avec d’autres partenaires.

La CAM suscite un grand engouement à Douala

La question du tarif des billets a été évoquée au cours de la conférence de presse. Si les tarifs pratiqués par la CAM sont plus bas par rapport à d’autres compagnies sur la même ligne, il n’est toujours pas à la portée de la majorité des Africains.

Le Directeur général de la CAM a expliqué cela par le coût d’exploitation élevé. Au-delà du prix des hydrocarbures, Abdérhamane Berthé regrette le fait que nombreuses sociétés prestataires de services pour les compagnies disposent d’un monopole et appliquent les tarifs à leur guise.

En tout cas, il y a un grand engouement pour la CAM à Douala. Le vol direct Douala – Ouagadougou a été bien apprécié. Et ce ne sont pas les membres de la forte délégation de la Jeune chambre internationale du Cameroun qui se sont rendus à Ouaga, le samedi 10 mai, à bord du MD87 de la CAM, qui diront le contraire.

Outre Moabi Voyage, qui est le représentant sur place, beaucoup d’autres agences de voyages ont manifesté leurs intérêts à vendre les billets de la CAM à leurs clients.

C’est le cas de Mohamed Dramé, un Malien vivant à Douala et promoteur de l’Agence Sarata Voyages. Le Directeur commercial et ses collègues se sont mis à leur disposition pour les aider à remplir les formalités.

Le Secrétaire général du Conseil des Maliens du Cameroun, Hady Diakité, s’est félicité de la venue de la CAM dans ce pays qui compte officiellement 17 000 Maliens. Un chiffre, dira-t-il, qu’il faut multiplier au moins par quatre pour avoir le nombre exact de nos compatriotes y vivant.

Abdoulaye Sylla, promoteur des Etablissements Sylla, commerce général, au marché central de Douala, voit en l’ouverture de la ligne de Douala un acte de délivrance des Maliens et des Ouest-Africains des tracasseries aériennes lors de leur déplacement.

De notre envoyé spécial

à Douala Youssouf CAMARA

13 Mai 2008