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“Ceux qui voudront vivre du chantage et du banditisme se trompent d’époque et de cible. Et aujourd’hui, aucun acte barbare et ignoble se saurait se légitimer dans un régionalisme fractricide. Nous demandons à l’Etat de radier de l’effectif de l’armée malienne tous ceux qui ont voulu retourner les armes contre le peuple. Nous bannissons la présence des mercenaires parmi nos forces armées et de sécurité”.

Ces propos sont du président du Cadre de Réflexion et d’Action des Jeunes (CRAJ), Mahamane Mariko lors du discours prononcé dans la salle de Spectacles du stade Modibo Keïta à l’occasion du meeting du 22 septembre.

UNE RENCONTRE QUI A DRAINE DU MONDE

C’était dans une salle archi comble où on notait la présence du président d’honneur de l’AEEM, Niaga Tembely, des anciens responsables de l’AEEM et de plusieurs jeunes et militants venus pour la circonstance.
On notait également la présence du représentant de la communauté arabe et tamashèque. Deux interventions ont été enregistrées lors de ce meeting, celle de Mahamane Mariko et de Sidi Mohamed El Béchir.

Ce meeting s’est tenu le jour de la commémoration de l’accession à la souveraineté internationale de notre pays. Il se tient aussi à un moment où l’insécurité sévit à Kidal particulièrement à Tinzawaten. “Unis pour servir”, “l’unité nationale non négociable”, “non au régionalisme fratricide”, tels étaient les écritures affichées sur les bandéroles.

LE PRESIDENT DU CRAJ

Créé le 11 mai 2006, le CRAJ est résolu à participer à la construction du pays. Dans son intervention, le président de l’Association a commencé par rendre grâce à Dieu le Tout-Puissant Allah pour nous avoir donné la chance de vivre le 47ème anniversaire de l’accession de notre pays à la souveraineté nationale.

Une minute de silence a été observée en la mémoire de tous les héros de l’indépendance, les martyrs du 26 Mars 1991 et sans oublier ces militaires et civils tués récemment dans les tragiques événements de Kidal.

M. Mariko a salué le courage et le patriotisme des jeunes arabes, tamachèques, qui ont bien voulu témoigner leur attachement au principe sacro saint de l’unité du Mali dans sa diversité.

Pour Mahamane “nous sommes interpellés face aux défis que sont entre autres le chômage, l’analphabétisme, l’immigration, le Sida, j’en passe, je voudrais aujourd’hui ajouter le défi du devoir du mémoire, c’est-à-dire la défense de l’intégrité territoriale du Mali”.

A ses dires, le rôle et le devoir des jeunes est de rester fidèle aux idéaux d’unité et d’engagement pour notre patrie. Il leur incombe de rester vigilants et mobilisés à chaque instant.

LES BANDITS DOIVENT REPONDRE DE LEURS ACTES

Le président du CRAJ d’ajouter que les 29 et 31 août resteront gravés dans notre mémoire car, encore une fois des apatrides, des bandits ont attaqué la région de Kidal. Il a précisé que ces attaques ont été planifiées et exécutées sur la terre de nos ancêtres, en complicité avec les responsables hypocrites de certains pays se disant amis du Mali.

Les conséquences sont énormes, des pertes en vies humaines, de blessés et avec des zones devenues dangereuses par la présence des mines anti-personnelles.

Le président Mariko a rappelé la citation célèbre “si l’ennemi découvre son front au-dedans ou dehors debout sur les remparts, nous sommes résolus de mourir pour l’Afrique et pour toi Mali. Notre drapeau sera liberté et notre combat sera unité”.

Monté contre la bande à Bahanga, le président du CRAJ, dira que ceux qui ont pris les armes et ont fait prisonniers les militaires et paisibles citoyens sont seuls responsables de leurs actes et doivent répondre devant les lois de la République.

Aux dires de Hamane Mariko, rien ne saurait justifier leur mode d’expression dans un régime démocratique et pluraliste.

LA MISE EN GARDE DE MAHAMANE MARIKO

C’est après que Mariko a mis en garde les bandits en ces termes : “ceux qui voudront vivre du chantage et du banditisme se trompent d’époque et de cible. Et aujourd’hui, aucun acte barbare et ignoble ne saurait se légitimer dans un régionalisme fratricide”.

Par ailleurs, le CRAJ demande à l’Etat de radier de l’effectif de l’armée malienne tous ceux qui ont voulu retourner les armes contre le peuple dans sa souffrance de dur labeur pour entretenir cette armée dont la mission est de protéger en tout temps et en tout lieu contre les menaces internes et externes.

SIDI MOHAMED EL BECHIR DENONCE LES ATTAQUES DE TINZAWATEN

Sidi Mohamed El Béchir, le représentant de la communauté arabe et tamashèque a affirmé que le peuple malien a su résister à tous les événements douloureux que la partie nord du pays a connus.

Ce sont des jours comme le 22 septembre et les manifestations de ce genre qui nous aideront à nous souvenir les héros. Il a regretté et dénoncé les attaques de Tinzawaten.

Mamadi TOUNKARA

24 septembre 2007.