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Le samedi 22 Novembre 2008, la Pyramide du Souvenir a servi de cadre à la tenue d’une conférence organisée par le Cadre de Réflexion d’Action des Jeunes, (CRAJ), et qui avait pour objet principal le partage d’opinion avec la presse sur les questions brûlantes de la vie politique et socio-économique.

De nos jours, le monde en général, et le Mali en particulier, est marqué par une situation difficile qui se manifeste par une extrême pauvreté et des contraintes sociales. Toute chose qui ne laisse pas le CRAJ dans l’indifférence. C’est la raison pour laquelle il vient de poursuivre son processus de concertation et d’analyse de la situation, en vue d’un dénouement adéquat.

Le président de l’Association, M. Mahamane Mariko, a tout d’abord rendu hommage aux doyens de lutte et aux jeunes combattants présents dans la salle, et salué l’effort des médias en faveur du CRAJ. A l’en croire, la souveraineté de notre pays est vilipendée par la complicité de Kaddafi.

Faisant allusion aux attaques des camps de l’armée nationale, perpétrée par les troupes de Bahanga et Fagaga, il soutient que l’Etat des lieux des négociations laisse croire que la souveraineté du Mali s’efface au profit de celle de la Libye. En ce qui concerne l’affaire Abdoulaye Diallo, le CRAJ prône l’application stricte du règlement intérieur militaire, tout en excluant la politique de “deux poids, deux mesures ”.

Pour ce faire, Bahanga et Fagaga doivent être traduits devant la justice et sanctionnés pour leurs actes. S’agissant de l’éducation, le Forum National sur l’Education n’a pas encore porté fruit, selon le CRAJ. La non orientation de milliers d’élèves détenteurs du DEF et la réaction des mouvements syndicaux sont révélatrices des limites du Forum.

Sur le plan politique, la conférence a démontré la déroute de notre vie politique qui ne s’oriente uniquement que vers les campagnes présidentielles de 2012, oubliant de plus en plus sa mission : à savoir, construire le pays, contribuer à l’épanouissement et au développement du citoyen. Les échanges ont surtout porté, entre autres, sur la vie associative du CRAJ, l’expulsion massive des Maliens de Libye, l’éducation, le retour des déserteurs dans l’Armée, les OGM.

En réponse, M. Mahamane Mariko a martelé que le rapatriement doit s’effectuer dans le respect des principes de la dignité et des droits humains. A propos des non orientés, il suggère une formation alternative, pour leur insertion socio-professionnelle. Quant aux déserteurs, “leur retour nuit à l’intégrité de notre Armée”, a-t-il déclaré. Le doyen Victor Sy leur a conseillé d’aller vers la politique pour donner un nouveau visage à la politique malienne.


Bakoroba COULIBALY

24 Novembre 2008