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web-31.jpgL’adultère et la fornication sont formellement interdits en islam. En ce mois de Ramadan, les musulmans sont astreints au carême. L’abstinence de tout plaisir charnel est une recommandation divine pour tous les musulmans à jeun du lever au coucher du soleil durant tout ce mois béni. Aujourd’hui beaucoup de nos compatriotes portent des noms propres à la religion du prophète Mohamed (PSL), mais ne se comportent pas en bons musulmans. C’est le cas de l’individu dont nous allons vous relater les ignobles agissements.

UNE HARMONIE SINGULIERE

Mamadou Keita a 18 ans. De nationalité guinéenne, il est élève en classe de 9è année. Le jeune homme est arrivé à Bamako, il y a juste un mois pour passer les grandes vacances. Il a atterri à Magnambougou chez son grand frère Amadou Keita, un homme respectable et respecté dans son quartier. Amadou Keita ne manque aucune prière. En ce mois de jeûne, ses doigts égrènent sans arrêt son chapelet. Il endure stoïquement comme tout bon croyant, les privations du carême. Sa femme aussi se soumet à cette obligation religieuse. Ceux qui la connaissent la décrivent comme une épouse pieuse, fidèle et solidaire de son mari. Elle est toujours présente aux cérémonies de mariage, de baptême et décès dans le quartier. Elle reçoit aussi nombre de compatriotes à qui elle apporte aide et assistance en cas de besoin.

Dans la petite famille de Amadou qui partage la même cour que Abdou Sow, une harmonie singulière règne. Le soir, tout le monde se retrouve dans le salon pour regarder la télé. Le jour, le mari et sa femme se rendent au travail dans le centre-ville. Seul Mamadou, le vacancier, garde la maison et trouve du plaisir à zapper pour regarder les programmes des nombreuses chaînes de télévision auxquelles l’abonnement de ses hôtes donne accès. Le jeune élève ne perd pas son temps à regarder une seule chaîne.

La semaine dernière, son frère et sa belle-sœur sont sortis très tôt en lui laissant tout le nécessaire pour la journée. Mamadou se réveilla aux environs de 10 heures et commença par prendre son petit déjeuner avant de gagner le salon pour une séance de zapping. Il capta une chaîne et entreprit de regarder un film. La fille de Abdou Sow âgée de 4 ans venait régulièrement regarder la télévision en compagnie du jeune homme. Ce jour-là comme d’habitude, elle ne tarda pas à le rejoindre. Elle prit place sur une chaise et fut rapidement captée par le film.

Pendant que la fillette était concentrée sur l’intrigue, Mamadou Keita l’invita à s’installer sur ses genoux. L’enfant obéit sans se douter du danger auquel elle venait de s’exposer. Le vacancier commença à la caresser. Plus tard, il ôta les vêtements de la fillette. La gamine D.S. ne réagit pas. L’innocente ne pouvait pas comprendre ce que se préparait à faire celui qu’elle considérait comme son grand frère.

NUE ET EN PLEURS

Après avoir déshabillé la fillette, Mamadou Keita se débarrassa de son pantalon. Il conduisit la fillette dans sa chambre dont il referma la porte derrière lui. Une fois à l’intérieur, il se jeta comme une bête sur la pauvre. Sous la douleur, la gamine se mit à hurler. Mais personne ne l’entendit. La porte était fermée et la fenêtre vitrée ne laissait filtrer aucun son. Mamadou Keita s’acharna sur le petit corps avant d’abandonner la fillette mutilée sur le lit.

D.S. rassembla ses forces, se redressa, sortit nue et en pleurs de la chambre. Elle courut dans la direction de sa mère qui venait de revenir du marché et qui faisait la cuisine. La dame occupée, ne prêta pas attention dans un premier temps aux cris de douleur de sa fille. Elle croyait que D.S. avait commis une bêtise chez le voisin et que celui-ci lui avait donné une fessée. Mais l’enfant criait toujours et du sang perlait entre ses cuisses. Quand la mère jeta un coup d’œil sur sa fille, elle aperçut les traces de sang et se mit à crier à son tour. Comme une furie, elle entra dans le logement occupé par la famille Keita. Elle faillit piquer une crise de nerfs lorsqu’elle surprit le jeune Mamadou qui finissait de se rhabiller dans le salon. Sans poser de question au jeune homme, elle comprit instantanément ce qui s’était passé.

Mme Sow appela son mari et lui expliqua rapidement la situation au téléphone. Abdou Sow, revint vite chez lui et transporta son enfant au commissariat. Les policiers qui en avaient pourtant vu beaucoup, eurent de la peine à poser les yeux sur les ravages exercés sur l’innocente. Elle était terriblement mutilée. Ils conseillèrent à son père de la conduire dans un centre de santé pour y recevoir des soins. Abdou Sow suivit leur conseil. Entre-temps, des agents filèrent cueillir le jeune pédophile.

Quelques instants plus tard, Mamadou Keita fut conduit devant l’inspecteur, de classe exceptionnelle, Mamadou Diakité dit Bedos. Le vieux flic interrogea le jeune vacancier. Sans hésiter, celui-ci répondit qu’il avait été aveuglé par un désir inexplicable pour l’enfant. «C’est sûrement Satan qui m’a entraîné vers D.S. Je ne pouvais pas résister à l’envie de faire l’amour avec elle. Je regrette mon acte et je demande la clémence de la justice malienne», peut-on lire dans sa déposition à la police.

Le jeune obsédé sexuel a été déféré, quelques heures après son arrestation, au parquet du tribunal de première instance de la Commune VI. Sa victime, la petite D.S, est encore en observation dans un centre de santé de la rive droite du fleuve Niger.

G. A. DICKO | Essor

19 septembre 2007