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Lundi, au Centre international de conférence de Bamako, la cérémonie d’ouverture des travaux du 13è concours d’agrégation de médecine humaine, pharmacie, odontostomatologie, médecine vétérinaire et production animale du Conseil africain et malgache de l’enseignement supérieur (CAMES) a eu lieu sous la présidence de Ousmane Issoufi Maïga, Premier ministre.

Plusieurs membres du gouvernement, représentants des partenaires techniques et financiers de l’éducation et des diplomates, et 118 candidats venant de douze pays membres de l’institution dont 5 Maliens étaient également présents.

Rehausser la qualité de l’enseignement et de la recherche dans nos pays représente le principal objectif recherché par ce concours.

Créé en 1972, le Conseil africain et malgache pour l’enseignement supérieur (Cames) est un organe de coordination de l’enseignement supérieur dans les pays d’expression française d’Afrique et Madagascar. Le Cames comprend quatre programmes relatifs à l’équivalence des grades et diplômes d’enseignement supérieur, à la médecine et la pharmacopée traditionnelle africaine, aux travaux des comités consultatifs et aux concours d’agrégation de l’enseignement supérieur.

Le CAMES a comme objectif de promouvoir l’enseignement supérieur et la recherche scientifique à travers la formation d’une masse critique de cerveaux répondant aux besoins du continent.

C’est dans ce cadre que se tient le 13è concours d’agrégation de médecine humaine, pharmacie, odontostomatologie, médecine vétérinaire et production animale dans notre pays. _ Depuis sa création, avec un total de 1045 candidats, l’organisation africaine a consacré 623 candidats agrégés dans diverses spécialités sur 12 concours organisés.

Le candidat au concours du Cames doit tout d’abord répondre à un certain nombre de critères, qui sont : avoir enseigné pendant 5 ans au moins, avoir dirigé des communications ou des thèses dans sa spécialité, avoir publié des communications ou des recherches dont le nombre varie de 10 à 30 selon les spécialités dans des revues scientifiques reconnues.

Les Candidats admis au concours obtiennent le diplôme d’agrégation dans leur domaine de compétence et porteront le titre de « Professeur agrégé ».

Le présent concours qui se tiendra du 6 au 15 décembre, se fera en 3 étapes.

La première étape porte sur le titre et les travaux. Durant cette étape, le candidat fera un exposé de 15 minutes sur son parcours universitaire et ses travaux de recherche.
Durant la seconde étape, le candidat va exposer en 45 minutes une leçon préparée sur sa spécialité avant de répondre aux questions du jury.

Quant à la dernière étape, elle a trait à la pratique. Le candidat va se rendre dans un centre de santé pour poser un diagnostic sur un malade en présence des membres du jury.

Toutes les étapes sont éliminatoires et le candidat pour être admis au concours, doit obtenir une moyenne de 12/20.

Instrument d’intégration, le Cames reste un modèle régional qui répond aux préoccupations de nos populations, a expliqué Mme Siby Ginette Bellegarde recteur de l’Université de Bamako.

Le recteur de l’université a salué la participation active et régulière de notre pays aux activités de l’institution.

Le concours d’agrégation du Cames, selon Mr M’Balawa président coordinateur du jury, est l’occasion pour le jury de jauger la capacité de nos hommes à fabriquer et transmettre la connaissance, à produire en quantité et en qualité la connaissance, à l’actualiser à partir du savoir-faire en ajoutant la touche africaine à leur discours.

Le Pr Charles Bombé M’Balawa a reconnu que le Mali, à travers ses autorités, a toujours répondu à l’appel du Cames et oeuvre à son rayonnement.

Tour à tour, les présidents du Comité consultatif général, Gokou Célestin Téa, de la conférence des doyens des facultés de médecines d’expression française, André Goizé, ainsi que le secrétaire général du Cames, Mamadou Moustapha Sall, ont, salué la tenue de ce concours qui permettra de renforcer la qualité de l’enseignement et de la recherche dans le domaine de la santé, ainsi que de renforcer le transfert et d’harmoniser les connaissances entre les pays du Nord et ceux du Sud, mais aussi entre les pays du Sud.

Quant au Premier ministre, tout en soulignant l’intérêt que notre pays porte à la culture de l’excellence, il a estimé que les activités du Cames sont de nature à combattre l’afro pessimisme et témoignent de la vitalité du continent longtemps assimilé à l’ignorance, à la maladie et la famine.

L’institution des concours par le Cames a permis, selon le premier ministre d’harmoniser la formation d’enseignants africains de haut niveau et de relever la qualité de l’enseignement dispensé dans les établissements d’enseignement supérieur dans les domaines des sciences médicales, juridiques, économiques et de gestion.

07 novembre 2006.