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Nommé au poste de Commandant en chef du camp Soundjata Kéïta de Kati de 2011 à 2013, le Colonel Prosper Traoré, un valeureux officier de l’armée qui aura pratiquement passé une grande partie de sa vie dans les régions nord du pays, a eu la lourde responsabilité de commander la plus grande région militaire du pays en période de crise.

Son passage à la tête du commandement a été marqué par le coup d’Etat du 22 mars 2012 mené par des sous-officiers et hommes de rang venant pour la plupart de cette garnison. Sur cet épisode violent de l’histoire de notre pays, le Colonel Prosper Traoré dit avoir frôlé le pire à plusieurs reprises.

Des événements du 22 mars 2012 où il a vu son autorité pâlir avec l’émergence à Kati d’une nouvelle autorité militaire née du coup d’Etat, la tâche était hardie pour cet officier nommé sous le mandat d’Amadou Toumani Touré. L’homme dit avoir usé de subtilité pour gérer les hommes et faire en sorte que la cohésion prévale entre porteurs d’uniformes. «Ma mission n’a pas été facile. Avec l’aide de Dieu, je me suis assumé et on a pu éviter le pire à plusieurs reprises.

J’ai pris les commandes à Kati en novembre 2011 et depuis, ce sont des événements qui se sont déclenchés dans le courant de l’année 2012. Le coup d’Etat et les événements du nord pour ne citer que ceux-là…» .

Il ajoute «Je vous fais savoir qu’au cours des événements malheureux qui se sont déroulés pendant ce temps, personne n’a été tué à Kati si ce ne sont les derniers règlements de compte internes opérés pendant la mutinerie du 30 septembre. En tout cas, aucun élément externe de mon camp n’est venu commettre un forfait à Kati», a-t-il déclaré.

Le Colonel Prosper Traoré dit avoir pris ses responsabilités. «Là il fallait dire la vérité et mettre chacun à sa place et je l’ai fait. On est parvenu à transcender certaines situations périlleuses», a-t-il précisé.

Prosper Traoré dit rendre grâce à Dieu d’avoir permis l’élection d’un nouveau président de la République. Avant d’indiquer qu’il reste à la disposition des nouvelles autorités militaires.

Abdoulaye DIARRA

L’indépendant du 30 Octobre 2013