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Le phénomène du piratage des œuvres Artistiques et Culturelles a refait surface le lundi dernier, lors de la prestation de la Région de Tombouctou au Stade Abdoulaye Macoro SISSOKO de Kayes.

Parmi le public venu nombreux, se trouvaient en effet certaines personnes qui n’avaient d’autres préoccupations que de filmer et d’enregistrer la pièce de théâtre, l’orchestre, le ballet, l’ensemble instrumental traditionnel, l’exposition, la danse traditionnelle, le chœur et le solo de chant.

Lors de la prestation nocturne de la troupe de Tombouctou, on voyait en effet plus les flashs des appareils sophistiqués et autres téléphones portables de dernière génération que les artistes de Tombouctou.

Un signe qui ne trouve pas et qui prouve, s’il en était besoin, que les pirates étaient bel et bien de la fête. Une présence fort inquiétante, au moment où l’on clame pourtant que la culture doit faire vivre son homme.

C’est lors du premier déjeuner de presse organisé par le Comité de Pilotage de la Biennale Artistique et Culturelle que les journalistes ont tiré sur la sonnette d’alarme par rapport à ce phénomène qui accompagne cette fête Artistique et Culturelle.

En compagnie de son collègue de la Jeunesse et des Sports, Hamane Niang et des Gouverneurs de Kayes et de Ségou Abou SOW, le ministre de la Culture , Mohamed El Moctar fera savoir que “ on ne filme pas la biennale. C’est uniquement l’ORTM qui doit filmer “. La captation faite au stade est destinée à vendre le produit de la biennale explique-t-il avant d’ajouter qu’il faut que la biennale parvienne à s’autofinancer.

Quant au Gouverneur de la Région de Kayes, le premier interpellé en sa qualité de président du Comité de Pilotage de la Biennale Artistique et Culturelle, il révèle que “ des instructions seront données dès à présent pour interdire les films. La photo n’est pas concernée. Mais elle peut être concernée si on gêne l’ORTM dans son travail de captation “.

Cette promptitude à prendre à bras le corps ce phénomène de piratage qui menaçait dangereusement les produits de la Biennale a été très bien appréciée par tous les journalistes présents.

En bon militaire, le Colonel d’Aviation Mahamadou MAIGA a averti que les forces de l’ordre veilleront à la bonne application de cette instruction.

Birama FALL Envoyé Spécial à Kayes

24 Décembre 2008