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« Le Collège transitoire demeure en place, jusqu’aux prochaines élections consulaires », a réitéré son président, Mamadou Tiény Konaté au point de presse, hier au siège de la CCIM. L’heure est désormais à la réconciliation pour relancer la Chambre de commerce et d’industrie du Mali (CCIM).

Suivant l’arrêt n°125 du 6 juin 2013, la Cour a déclaré irrecevable les demandes de Jeamille Bittar et huit autres pour défaut de qualité et d’intérêt à agir… Mercredi, le président du Collège transitoire de la CCIM s’est félicité de ce jugement qui permet dira-t-il de relancer les activités de l’institution consulaire.

L’affaire opposait quelques membres du bureau sortant au ministère du Commerce et de l’Industrie et non contre la CCIM en tant que telle. Nommément dans la plainte, neuf personnes ont porté plainte. Il s’agit de l’ancien président Jeamille Bittar et huit autres.

Aujourd’hui le verdict de la Cour dit que l’Etat était bien fondé et a le droit de mettre une délégation de transition à la CCIM en attendant que les conditions d’élections consulaires soient réunies. Ceci, a expliqué Mamadou Konaté, pour la simple raison que c’est l’Etat qui a créé sa structure, délégué le pouvoir des affaires économiques à une partie des opérateurs économique.

« Ce même Etat a le droit de retirer la délégation »… Pour Mamadou Tiény Konaté, ce qui s’est passé au tribunal n’est que la manifestation d’un Etat de droit dans une démocratie. « Ce contentieux est désormais du passé. Aujourd’hui, nous n’avons aucun ressentiment, aucune haine, ni rancœur contre les personnes qui ont porté plainte. Ils n’ont fait qu’user de leur droit constitutionnel de citoyen malien », a-t-il déclaré.

A la réconciliation

La seule satisfaction que l’on peut retenir de ce verdict, pour Mamadou T. Konaté, c’est qu’une grande opportunité se présente de mettre en œuvre l’union des cœurs, la communion pour que tous les secteurs liés se retrouvent pour créer ensemble, les conditions de prospérité des affaires.

« Maintenant que l’horizon est éclairé, a annoncé M. Konaté, dans quelques jours, le Collège transitoire communiquera sur son programme d’activité. D’ores et déjà, des points comme la mise en place de bureau de transition dans les régions de façon consensuelle, une proposition d’axes de réformes institutionnelles des textes de la Chambre, feront parties des priorités du plan d’action du collège transitoire« .

Les axes de réformes à proposer portent essentiellement sur trois points : rendre la vision institutionnelle de la Chambre claire et précise pour tout le monde ; faire les textes de telle manière que des opérateurs significatifs soient nombreux à animer la Chambre ; mettre à l’abri de la dérive le poste de président.

« Les activités programmées vont réellement impacter tous les trois secteurs du commerce, de l’industrie et des services », a-t-il promis.

Le président Konaté a profité de l’occasion pour expliquer que la CCIM est un établissement public et non une structure du secteur privé qui appartient aux commerçants et industriels. C’est un organisme qui appartient à part entière à l’Etat qui vit des subventions de l’Etat de fonds publics. « Au point de vue légal, la Chambre a le même statut que l’Office national des postes par exemple », a-t-il dévoilé.

Aminata Traoré

13 Juin 2013