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Ils sont cette année 38 633 candidats toutes séries confondues à tenter à partir de demain de décrocher le baccalauréat. Pour minimiser les suspicions et autres tractations illicites autour de cet examen depuis quelques années, le Centre national des examens et concours (CNEC) du ministère de l’Education nationale, assure-t-on, a pris toutes les dispositions pour son bon déroulement.

La bonne organisation d’un examen nécessite une mobilisation sans faille des moyens matériels et humains. C’est du moins ce qui ressort de notre entretien avec le directeur national des examens et concours de l’éducation (CNEC), Sahaloum Ould Youba, qui a confirmé que toutes les dispositions sont prises pour le bon déroulement de tous les examens y compris le bac dont les épreuves débutent demain à partir de 7 h 45.

Ces dispositions ont consisté avant tout à une forte sensibilisation de tous les partenaires de l’école notamment les parents d’élèves, les syndicats et l’administration sur les enjeux et la nécessité d’une bonne organisation des examens.

Eviter le piège des sujets vendus

Le Centre national des examens et concours du ministère de l’Education nationale, dans le souci de plus crédibiliser l’examen qu’est le bac, a saisi toutes les Académies en les envoyant ce qu’il appelle dans leur jargon « la police de surveillance et le règlement des examens ».

Dans ces deux documents sont consignés le rôle et la responsabilité des candidats, des surveillants, ainsi que des responsables de centre. « L’organisation d’un examen est une œuvre humaine, donc perfectible. Elle sera améliorée d’année en année, tout est fin prêt et avec l’appui du maintien de l’ordre tout se passera bien », affirme le directeur du CNEC.

M. Ould Youba lance un vibrant appel aux candidats qui se laissent embarquer dans les affaires illicites compromettant la performance que recherche l’école malienne.
« Il faut se méfier des vendeurs de faux sujets, seul l’effort paie. Jamais nous ne devons nous laisser tomber dans la facilité car c’est notre pays qui sera à la traîne à l’heure de la mondialisation », conseille-t-il.

Bonne chance aux candidats.

Amadou Waïgalo

31 mai 2006.