Partager

Il y a 50 ans, le gouvernement français et le Front de libération national algérien (FLN) signaient les Accords d’Evian, marquant la fin de la guerre d’Algérie et le prélude à l’indépendance après 132 ans de colonisation française. Un passé douloureux mal digéré par les deux pays, pour qui cet anniversaire coïncide avec deux élections majeures. Les 22 avril et 6 mai, la France élit son président. Vue d’Alger la campagne électorale témoigne d’une certaine radicalisation anti-islamique et les journaux dénoncent des déclarations à droite touchant les communautés nord-africaine et musulmane installées dans l’hexagone. Ce scrutin est organisé dans la foulée de réformes -vivement critiquées par l’opposition- voulues par le président Abdelaziz Bouteflika, qui est soucieux d’éviter à son pays une contagion du Printemps arabe. Dans cette période délicate, Paris et Alger se sont entendus, notamment lors d’une visite éclair début décembre du ministre de l’Intérieur Claude Guéant, pour tenir leurs « extrêmes » et éviter de rallumer une blessure non encore cicatrisée. AFP