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Le chef du pouvoir libyen Moustapha Abdeljalil a accusé mardi des pays arabes de soutenir la « sédition », peu après la proclamation de l’autonomie de l’est de la Libye par des chefs de tribus et de milices de cette région pétrolière. Alors que les nouvelles autorités peinent à stabiliser le pays, des chefs de tribus de l’Est ont solennellement annoncé à Benghazi, où était née la révolte contre Mouammar Kadhafi il y a un peu plus d’un an, leur choix du système fédéral, faisant craindre une partition du pays, déjà fragilisé par un conflit de 8 mois.(…)« Ce qui arrive aujourd’hui est le début d’une conspiration contre le pays. C’est une question très dangereuse qui menace l’unité nationale », a dit Moustapha Abdeljalil,mettant en garde contre des « conséquences dangereuses » pouvant conduire à une Libye divisée et non-démocratique. (…)« Nous n’avons pas besoin du fédéralisme (…) Nous ne voulons pas retourner 50 ans en arrière », avait pour sa part déclaré lundi le Premier ministre Abdel Rahim al-Kib lors d’un entretien télévisé. Le CNT, qui a déménagé son siège de Benghazi à Tripoli après la libération du pays, peine à exercer son autorité à travers le pays. AFP.