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Agathon Rwasa a disparu il y a une semaine. On avait aucune nouvelle. Il en a donné ce mardi 29 juin dans une cassette audio, une dizaine de minutes pendant lesquelles il justifie sa disparition. « Ils voulaient encore une fois m’arrêter, je l’ai su, je me suis éclipsé. S’ils disent qu’ils ne voulaient pas ma tête, pourquoi ils ont fouillé ma maison ? Pourquoi est-ce qu’ils ont envoyé plus de trente-cinq agents des services secrets pour me chercher à Uvira en RDC où ils pensent que je me trouve ? Pourquoi ils m’ont cherché également dans la province de Bujumbura rural ? »Pas un mot en revanche sur sa cachette, son avenir ou ses projets. Le chef des FNL s’est contenté d’appeler les autres leaders de l’opposition à rester unis.L’autre motif pour expliquer son départ, ce sont les arrestations qui se sont multipliées dans les rangs de l’opposition. Selon les derniers chiffres communiqués par le président de l’APRODH, Pierre Claver Mbonimpa, au moins 74 militants des partis d’opposition ont été arrêtés arbitrairement depuis une semaine dans une opération qu’il qualifie de « répression politique ».La police assure de son côté que toutes les personnes arrêtées l’ont été dans le cadre de l’enquête sur les attaques à la grenade qui frappent le Burundi depuis plus de 2 semaines. Des attaques qui étaient destinées à perturber le scrutin présidentiel de lundi.RFI.fr.