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– Présidence de la République : 125 gardes

– Cité administrative : 100 gendarmes

– Assemblée Nationale : 75 gardes

En raison de la fragilité et de la précarité des institutions de la transition mises en évidence par la tentative d’assassinat du président par intérim Dioncounda Traoré, le 21 mai 2012, le Gouvernement Cheick Modibo Diarra a décidé d’apporter un correctif. Un centre de coordination des opérations de sécurisation des institutions de la transition a donc été créé et présenté à l’équipe technique d’évaluation de la CEDEAO-Union africaine-ONU. Ainsi, la protection des institutions de transition et des autorités en charge de la conduire sera désormais renforcée. Un effectif de 125 éléments sécurisera la présidence de la République. 120 éléments seront aussi basés à Kati pour parer à toute éventualité. Une cinquantaine de gardes nationaux se déploieront autour de la résidence officielle du président de la transition et 24 autour de ses domiciles privés.

La protection de la présidence de la République (palais de Koulouba) et de ses dépendances sera assurée par les éléments de la garde nationale avec une garde statique d’un effectif de 125 éléments.

Ces éléments seront en permanence placés aux entrées principales du palais. Pour parer à toute éventualité, une compagnie d’infanterie de 120 éléments sera basée à Kati dotée de son équipement classique. Elle sera renforcée par un peloton de blindés légers à roues.

Les résidences du président intérimaire seront sécurisées par les éléments de la garde nationale à raison de 50 éléments pour la résidence officielle éléments et 24 éléments pour ses résidences privées dont l’une à Lafiabougou et l’autre à Sotuba 12 éléments par résidence.

La garde rapprochée du président par intérim sera composée d’éléments de la brigade spéciale d’intervention de la police nationale (BSI) du peloton d’intervention de la gendarmerie et de l’escadron d’intervention de la garde nationale, qui fournissent un effectif de 30 éléments soit 10 éléments par unité.

La protection de la cité administrative, qui abrite le siège de la primature et de la majorité des départements ministériels, est confiée à la gendarmerie nationale. L’exécution de cette mission nécessite la mobilisation quotidienne de 100 éléments.

Quant à la résidence du Premier ministre, chef du Gouvernement, elle sera aussi sécurisée par la gendarmerie avec un effectif de 30 éléments. Sa garde rapprochée est composée d’un effectif mixte police-gendarme-garde-armée de 27 personnes.

Les autres institutions de la République ne sont pas demeurées en reste. Il sera mobilisé 75 gardes pour protéger l’Assemblée nationale.

Dix gardes seront affectés à la résidence de son président. S’agissant des résidences des ministres membres du gouvernement, la police nationale y assure la sécurité à raison de 4 éléments par résidence. Dix éléments de la police nationale veilleront sur la Cour constitutionnelle. Toutefois, cet effectif sera renforcé en période électorale.

La protection de la résidence du président de cette institution est assurée par une garde de quatre éléments. Dix éléments de la police nationale seront affectés à la Cour suprême. Et quatre autres pour sécuriser la résidence du président de cette institution.

Toutes ces opérations seront coordonnées par le centre de coordination des opérations de sécurisation des institutions de la transition. Un centre qui a vu le jour récemment et qui est placé depuis sous l’autorité du ministre de la sécurité intérieure et de la protection civile.

Cet organe a son siège dans ledit département et est dirigé par le Contrôleur général de police, Sibiry Yefia Koné. Il est assisté dans cette mission du Directeur régional de la police de Bamako, du Commandant de la légion de gendarmerie de Bamako, du Groupement de maintien d’ordre de la garde nationale, du Directeur régional de la protection civile et du chef d’Etat-major de la 3ème région militaire.

Sa mission est de coordonner l’ensemble des opérations de sécurisation des institutions de la transition, suivre l’exécution des opérations de sécurisation sur le terrain et contrôler les sites sécurisés.

L’équipe dirigée par le contrôleur général de police, Sibiry Yefia Koné, non moins conseiller technique au département de la sécurité, se réunit une fois par semaine pour faire le point de la situation sécuritaire et rend compte régulièrement de ses activités au ministre de la Sécurité intérieure et de la protection civile.

La délégation de l’équipe technique d’évaluation conjointe CEDEAO-Union africaine – ONU composée d’officiers supérieurs, a pu suivre avec intérêt, le mardi 10 juillet, la présentation de ce centre dans les locaux du ministère de la sécurité intérieure et de la protection civile. Toutefois, la délégation s’est engagée à signaler les améliorations à apporter d’ici son départ du Mali prévu le mercredi 18 juillet.

En attendant, elle rencontrera, tout au long de la semaine, les responsables militaires et effectuera une visite des institutions de la République.

Abdoulaye DIARRA

L’Indépendant du 12 Juillet 2012