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Inculpé pour complicité d’enlèvement et d’assassinat de bérets rouges en 2012 et incarcéré depuis trois ans, le chef de l’ex-junte de Kati, le capitaine-général Amadou Haya Sanogo, va vers une libération presque légale dans quatre mois au plus tard si son affaire n’est pas enrôlée par la Cour d’assises. Cette éventualité hante l’esprit des parents des bérets rouges tués. Ils soupçonnent une manœuvre politique en vue de l’élargissement du capitaine-général.

Chez notre confrère « Jeune Afrique », ils rappellent que « la loi prévoit trois ans de détention préventive pour un crime. Si le détenu n’est pas jugé au bout de ces trois ans, il doit être libéré. Or, Amadou Haya Sanogo a été placé sous mandat de dépôt le 27 novembre 2013. S’il n’a pas été convoqué devant une Cour d’assises d’ici au 27 novembre 2016, il pourra donc être remis en liberté ».

De fait, la tenue du procès de l’ex-patron du CNRDRE, tombeur du régime d’ATT, est devenue un casse-tête chinois pour les autorités judiciaires. Le dossier est ficelé, mais apparemment peu de gens veulent le voir inscrit au rôle d’une session de Cour d’assises. Toutefois, la partie n’est pas pour autant gagnée pour le capitaine-général. Il est suivi par la Cour pénale internationale comme du lait sur le feu. La CPI devra pallier la moindre défaillance de la justice malienne. Mais attendons de voir !

DAK

L’Indicateur du Renouveau du 1 Août 2106