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La rencontre était présidée par Mme Lansry Nana Yaya Haïdara, Commissaire à la Sécuritaire Alimentaire (CSA). Elle a enregistré la présence de la Représentante Résidante du Programme Alimentaire Mondiale (PAM), Mme Alice-Martine Dahirou; les représentants de plusieurs départements ministériels; des structures techniques rattachées au CSA et de la société civile.

LE MALI A -T-IL DIT ADIEU A LA FAMINE?

La cinquième réunion statutaire du Comité, Technique de Coordination des Politiques de Sécurité Alimentaire (CTCPSA) s’est tenue à un moment où le Mali connait pour la deuxième année consécutive une campagne agricole excédentaire (2005-2006; 2006-2007) cela après les difficultés alimentaires de 2004-2005 qui ont sécoué le pays suite à l’invasion acridienne et à l’arrêt précoce des pluies. Grâce à la “baraka” l’orage est passé.

Tirant les leçons de ces difficultés, les plus hautes autorités du pays ne veulent plus une réédition de ce triste souvenir. Il s’agit aujourd’hui pour le CSA et ses partenaires de se repositionner en vue de la reconstitution du stock national et du fonds de sécurité alimentaire, deux outils essentiels du système de sécurité alimentaire du pays. Il faut ajouter à ce dispositif structurel les banques de céréales dans chacune des 703 communes du Mali.

UNE CAMPAGNE DE COMMERCIALISATION 2006-2007 STABLE

Une analyse de réunions d’expertise du Système d’Alerte Précoce (SAP) sur la situation alimentaire 2006-2007 a conduit le SAP a pronostiqué que, pour la deuxième année consécutive, la grande majorité des populations des régions de Kayes, Koulikoro, Sikasso, Ségou, Mopti, Tombouctou, Gao et Kidal ne connaîtra pas de problèmes alimentaires majeurs durant la campagne de commercialisation 2006-2007. Les prix des céréales évolueront à la baisse comme déjà amorcé dans les zones de grandes productions céréalières, tandis que ceux du bétail, du poisson, des produits artisanaux et même de l’exode tendront problablement à la hausse. Les termes de l’échange bétail/céréales, poisson/céréales seront très favorables aux éleveurs, pêcheurs et artisans.

Toutefois, la majorité des populations de certaines communes telles que Wadouba dans le cercle de Bandiagara, Dirma à Youwarou, Kondi à Diré, Djélébou, Sahel, Karakoro et Koussané à Kayes pourraient connaître des difficultés économiques légères en raison de la baisse de leurs productions agricoles et de certains de leurs revenus.

Daba Balla KEITA

22 janv 07