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La décision de renforcer la déconcentration des allocations budgétaires est fondée sur le constat des faiblesses et dysfonctionnements identifiés dans l’application du système de gestion desdites allocations. Ce système était marqué par un déséquilibre de plus en plus prononcé en faveur des services centraux des ministères.

La reforme proposée vise à ventiler et à individualiser dans le budget voté les crédits affectés aux différentes structures déconcentrées, procéder à une déconcentration du budget spécial d’investissement assortie de conditions de réalisations et de maîtrise de ce processus et faire des régions des pôles de développement économique, social et culturel.

C’est pourquoi le budget 2007 concerne autant les dépenses des pouvoirs publics, des administrations centrales que celles des administrations déconcentrées. Ainsi, les dépenses dans les administrations déconcentrées des régions passent de 16,439 milliards de F CFA en 2006 à 135,343 milliards cette année, soit une augmentation de 723,30 %. Cette hausse vise à renforcer la décentralisation et à impulser le développement local et régional. Elle atténue le déséquilibre entre le niveau central et les niveaux régional et local.

L’inscription directe des ressources dans le budget des administrations déconcentrées permet d’éviter le recours au mandat des délégations qui mettent assez de temps avant d’être notifié à la direction régionale du budget, de faciliter la gestion des crédits par une meilleure programmation des dépenses et la gestion de celles-ci conformément à la réglementation.

Cette déconcentration des crédits rentre, pour cette année 2007, dans sa première phase d’expérimentation. Pour ce faire, six départements tests ont été ciblés. Il s’agit des ministères de l’Administration territoriale et des Collectivités locales, de l’Economie et des Finances, de la Santé, de l’Education nationale, des Mines, de l’Energie et de l’Eau, du Plan et de l’Aménagement du territoire.

Les chefs de l’exécutif régional saluent cette mesure qu’ils jugent innovante et souhaitent qu’elles puissent s’améliorer d’année en année pour tenir compte des priorités des régions en matière de développement. Aussi, souhaitent-ils qu’ils soient entièrement associés à l’élaboration du budget d’Etat afin que les propositions faites restent conformes aux réalités du terrain.

Sidiki Y. Dembélé

16 janv 07