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Lors de son troisième déplacement en Afrique en trois mois, la présidente du Brésil Dilma Rousseff a annoncé la renégociation ou l’annulation de la dette bilatérale de 12 pays africains, un geste qui engage une somme de 900 millions de dollars. L’annonce a été faite lors des cérémonies du Jubilé d’Or de l’Union Africaine (50 ans), où Mme Rousseff a annoncé également que le Brésil implanterait une Agence internationale de commerce et de coopération entre l’Afrique et l’Amérique latine. Septième économie de la planète, le Brésil renforce sa présence en Afrique. Cette mesure va profiter principalement à la RDC, qui doit 352,6 millions de dollars au Brésil, et à la Tanzanie, dont la dette s’élève à 237 millions de dollars. Leurs dettes vont être renégociées tout comme celle de la Zambie (113,4 millions de dollars), selon le Journal officiel. La Côte d’Ivoire et le Sénégal pourraient voir leurs arriérés de 4,2 millions de dollars et 113,4 millions annulés, selon le quotidien de Brasilia, Correio Braziliense. La majorité des dettes africaines datent des années 1970 et 80. Le Brésil – qui a la deuxième plus grande population noire et métisse au monde derrière le Nigeria et la même langue que plusieurs pays africains comme l’Angola et le Mozambique – « a compris que l’Afrique était la dernière frontière de l’économie mondiale où nous verrons des taux élevés de croissance au cours des prochaines décennies », a déclaré à l’AFP Oliver Stuenkel, professeur de la Fondation Getulio Vargas (privée). AFP