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Œuvrer à ce que les retombées du tourisme soient plus visibles et plus perceptibles par les populations


Le Premier ministre, Modibo Sidibé a présidé, hier, au CICB, la cérémonie d’ouverture, du 3ème Forum international du tourisme solidaire. L’éclat de l’événement, qui regroupe les participants venus de plusieurs pays, a été rehaussé par la présence du Coordinateur général du FITS, M. Jean-Marie Collombon, du Secrétaire général adjoint de l’Organisation mondiale du tourisme, M. Taleb Rifai et du représentant du Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE) Arab Hoballah.

Au lendemain de la fin de la première édition du SITOUR, les professionnels du tourisme ont enchaîné avec les travaux du 3ème Forum international du tourisme solidaire.

Le FITS, qui se tient tous les deux ans, est le plus grand rendez-vous international du tourisme solidaire lors duquel divers acteurs de ce secteur se réunissent afin de consolider et promouvoir leurs projets. Après la France, à Marseille en 2003 et au Mexique, à Tuxtla Gutierrez en 2006, le Mali a eu l’honneur d’abriter la présente édition.

Le FITS s’adresse aux institutionnels concernés par ce secteur, aux acteurs de terrain, ainsi qu’aux organismes d’appui. Axé sur l’opérationnel, le FITS 2008 sera articulé autour de conférences, ateliers et tables rondes. Les quatre grands thèmes abordés seront : la sensibilisation des gouvernements aux spécificités du tourisme solidaire ; l’échange et la discussion sur les enjeux du tourisme solidaire, dans le cadre du développement durable ; l’échange d’expériences et la mise en réseau des opérateurs locaux en liaison avec des organismes des pays émetteurs et la commercialisation des destinations.

Le tourisme solidaire ou tourisme responsable est une nouvelle vision qui veut que le tourisme puisse profiter aux populations à la base tout en préservant leur terroir. Pour mieux cerner le contour du problème, trois ateliers thématiques ont été organisé dans le Mandé, à Tériyabougou et au Pays dogon dont les conclusions seront partagées au cours du Forum.

Après avoir souhaité la bienvenue aux participants, le Chef du gouvernement, Modibo Sidibé, a indiqué qu’ « au Mali, le tourisme et la culture sont intimement liés. Cela crée aussi des spécificités du tourisme dans notre pays, qui le différentient des pays où domine le tourisme balnéaire ou faunique ».

Notre pays, a-t-il insisté, qui a été le berceau des plus grands empires et royaumes de l’Afrique de l’ouest, a reçu en héritage l’un des plus riches patrimoines culturels du continent avec de nombreux sites inscrits au patrimoine mondial de l’humanité de l’UNESCO : les mosquées de Djingareï Ber et Sankoré de Tombouctou, la mosquée de Djenné, le Pays Dogon, le Tombeau des Askia à Gao et du Jaaral et le Degal traversée des bœufs à Diafarabé et à Dialloubé.

Si cette caractéristique fondamentale du tourisme malien constitue également sa plus grande fragilité, il s’agit de rechercher un équilibre entre les objectifs de développement et la sauvegarde du patrimoine culturel. Le Secrétaire général adjoint de l’OIT est convaincu qu’un tel objectif ne pourra être atteint sans l’implication de tous les acteurs du tourisme, notamment les populations à la base. Le représentant du PNUE, Arab Hoballah, de préciser qu’il est impératif de prendre en compte, dans cette démarche, les défis environnementaux, car l’écosystème et les espaces naturels constituent les bases du tourisme.

L’Ambassadeur de France au Mali, Michel Reveyrand de Menthon dont le pays a co-financé l’organisation du Forum a laissé entendre que si la France reste la première destination des touristes dans le monde, c’est grâce au tourisme solidaire que beaucoup de provinces et régions de la France ont pu tirer profit de cette activité. Des participants français devront partager cette belle expérience au cours des discussions.


Youssouf CAMARA

21 Octobre 2008