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Les 155 députés du Parlement ont voté pour la suppression de la peine capitale qui était encore appliquée au Tchad pour les crimes de terrorisme Le système juridique tchadien vient de faire un grand pas dans le respect des droits de l’homme. Le mardi 28 avril 2020, une loi historique qui consacre l’abolition de la peine de mort a été votée dans le pays. L’ensemble des 155 députés qui composent le Parlement tchadien ont voté comme un seul homme en faveur de cette décision. Il n’y a eu ni abstention ni vote contre. La loi portant répression des actes terroristes en République du Tchad exclut ainsi désormais l’application de la peine capitale. En 2015, la peine de mort avait été réintroduite dans la loi-anti-terroriste après une série d’attentats sanglants à N’Djamena. La justice tchadienne avait prononcé la peine capitale pour la dernière fois en septembre 2015 contre une dizaine d’éléments du groupe terroriste Boko Haram. Ils avaient été exécutés par fusillade.Hormis le Tchad, aucun des autres pays membres de l’organisation sahélienne n’appliquent plus la peine capitale pour réprimer le terrorisme. Le ministre de la Justice, qui « pense que la peine de mort n’est pas dissuasive », prône, quant à lui, la condamnation à perpétuité.Même si une partie du combat vient d’être remportée, les défenseurs des droits de l’homme ne crient pas encore victoire, car il reste encore la dernière phase avant l’entrée en vigueur de la loi historique : la promulgation. La balle est désormais dans le camp du Président Idriss Deby Itno qui détient de dernier mot pour faire de son pays, une nation abolitionniste de la peine capitale. Maceo Ouitona/Afrik.com