Partager

Tard dimanche soir, le colonel Samba Djalo, ex-chef adjoint des renseignements militaires de Guinée-Bissau, a été abattu dans la rue, en face de son domicile par des hommes en tenue militaire, selon des sources militaire, sécuritaires et civiles, dont un témoin, pour un mobile encore inconnu. Cet assassinat « est malheureux, après une élection calme et décisive pour la stabilité du pays » dimanche, a déclaré à l’AFP le politologue bissau-guinéen Rui Landim. « Est-ce un règlement de comptes entre militaires, un assassinat politique parce qu’il pouvait être très gênant pour quelqu’un du pouvoir, est-ce parce qu’il voulait quelque chose ? », demande-t-il. Cet assassinat suscite aussi « beaucoup d’inquiétudes », ajoute le spécialiste, dans ce pays lusophone de 1,6 million d’habitants, déstabilisé par des coups de force militaires et des violences depuis son indépendance en 1974 du Portugal. Pour M. Landim, « si les choses sont conduites sereinement par tout le monde » après l’assassinat du colonel Djalo, « on peut sauver la stabilité. Mais pour l’instant, il y a des risques que ça dégénère ». AFP