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« La constitution d’un intergroupe n’a aucun effet sur les rapports de force … »

Suite à notre article paru dans notre édition du mardi 7 juillet 2009 et intitulé : “Avenir politique au Mali, l’URD de plus en plus isolée”, nous expliquions que la demande d’adhésion du l’URD à l’ACD a été refusée, d’où son isolement sur la scène politique. A cet article Lassana Koné, secrétaire général du Bureau exécutif national de l’URD a décidé de réagir. Selon lui, “l’URD n’a jamais demandé une quelconque adhésion à l’ACD d’autant plus que nous sommes membres d’une coalition politique très majoritaire à l’Assemblée nationale”.

Lassana Koné est formel

Pour le secrétaire général de l’URD, cette demande n’a jamais été faite. “On a jamais sollicité notre adhésion à l’ACD. Le président de notre groupe parlementaire, le député Abdoul Malick Diallo nous a informé qu’il a été contacté par les initiateurs de l’ACD, donc ce sont eux qui ont fait le premier pas”, a-t-il indiqué.

Et d’ajouter : “Puisqu’on ne savait pas l’objectif recherché par la création de l’intergroupe ACD, nous n’y avons pas adhéré. Vous savez que l’Assemblée nationale est gérée par des groupes parlementaires et non par des intergroupes, donc la constitution d’un intergroupe n’a aucun effet sur les rapports de force au sein du Parlement”, a martelé le secrétaire général du Bureau exécutif national de l’URD, M. Lassana Koné.

Jeu de ping-pong

Les affirmations du secrétaire général de l’Union pour la république et la démocratie (URD), M. Lassana Koné contredisent les propos tenus par l’Honorable Hammadaou Sylla, président de l’intergroupe parlementaire de l’Alliance pour la consolidation de la démocratie (ACD) et du président de la convergence pour le développement du Mali (CODEM), le député Housseïni Guindo, devant notre reporter le vendredi 3 juillet 2009 à l’Assemblée nationale. Les initiateurs de l’ACD, dont les deux députés cités sont formels : l’URD a bel et bien demandé son adhésion à l’ACD.

L’ADEMA, L’URD ET LE MPR : La majorité écrasante

Selon Lassana Koné, l’URD ne pouvait pas demander d’adhérer à l’ACD pour la simple raison que le parti de la poignée de mains, emblème de l’URD est membre d’une coalition qui détient la majorité absolue à l’Assemblée Nationale. Il a précisé que cette coalition a été constituée en 2007 à l’occasion de l’ouverture de la première séance de la 4ème législature, pour une durée de cinq ans.

Cette coalition comprenait à l’époque l’ADEMA : 46 députés, l’URD : 29, et le MPR : 8, soit au total 83 députés sur 147. Selon le système majoritaire, tout parti ou groupement de partis, avec 74 députés peut ou peuvent composer le bureau de l’Assemblée Nationale. Même sans le MPR, l’ADEMA et l’URD avec 75 députés forment la majorité absolue.

Il faut ajouter à ces 73, les 8 députés du MPR. Est-ce c’est pour cette raison que le MPR a fait faux bon à la dernière minute en refusant de signer la plate-forme d’alliance ACD ?

Daba Balla KEITA

09 Juillet 2009.