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L’armée congolaise, épaulée par les Casques bleus de l’ONU, inflige revers sur revers aux combattants du M23 dans l’est de la RDC, où la zone sous le contrôle de la rébellion se réduisait lundi comme peau de chagrin. Les combats entre le M23 et l’armée avaient repris vendredi, après environ deux mois de trêve, et quatre jours après la suspension des pourparlers de paix entre les deux camps qui se déroulent à Kampala, en Ouganda. L’ONU, l’UE et les Etats-Unis ont appelé Kinshasa et le M23 a reprendre ces pourparlers, mais le gouvernement, qui a répété à plusieurs reprises sa volonté d’anéantir le M23, ne donne pas l’impression de vouloir s’arrêter en si bon chemin. « Une vingtaine de rebelles se sont rendus aux FARDC sur l’axe Kiwanja », a indiqué le lieutenant-colonel Olivier Hamuli, porte-parole de l’armée au Nord-Kivu. Il a souligné que d’autres redditions avaient eu lieu à Rumangabo et Rutshuru mais n’a pas été en mesure de les chiffrer. Aucun commandant rebelle n’avait pu être joint lundi matin. Dimanche, le gouverneur Paluku, a annoncé la découverte de 02 fosses communes à Kabagana, à la frontière avec le Rwanda, et demandé une « enquête internationale ». Le ministère de la Défense a créé une commission d’enquête militaire, qui travaillera avec une « équipe plus outillée » qui sera « dépêchée incessamment » sur les lieux. AFP.