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« Il faut la paix entre tous les corps de l’armée et qu’ensemble nous puissions faire front commun pour chasser les occupants du nord du Mali ». Voilà le cri de cœur des ex-éléments du 33ème régiment de la Compagnie-Para de Djicoroni coupés de leur solde depuis bientôt trois mois. Ils appellent la hiérarchie à oublier le passé et privilégier le dialogue. Une décision sage de la part de ces militaires qui étaient traqués dans la rue comme des ennemis de la nation.

Depuis les événements du 30 avril qui ont opposé les bérets verts aux bérets rouges, ces derniers connaissent une véritable traversée du désert. Depuis trois mois, des bérets rouges n’ont reçu aucun salaire.

« Il y a trois mois de cela que nos salaires et vivres ont été suspendus. Nous sommes environ plus d’un millier de bérets rouges vivant sans revenu. Imaginer la vie d’un chef de famille marié à deux, voire trois épouses et des enfants sans revenu ? La hiérarchie nous suggère toujours d’aller prendre nos salaires dans les zones où nous avons été affectés » déplore un ex-commando parachutiste.

Les ex-pensionnaires du 33ème régiment des commandos parachutistes ont estimé que le moment n’est pas à la guéguerre et que la hiérarchie doit faire table du passé et de regarder devant. « Il faut la paix entre tous les corps de l’armée et qu’ensemble nous fassions front commun contre les occupant du nord du Mali » a ajouté un autre interlocuteur. Avant de poursuivre que l’armée malienne est une seule et unique famille.

« Les bérets ne sont que des ornements, sinon nous sommes tous les mêmes et nous devrons prouver cette unité sur le théâtre des opérations et non pas en s’entredéchirant ici » martèlent-ils.

En tout cas cette entente entre militaires est impérative pour faire face aux envahisseurs qui infligent à longueur de journée des exactions aux paisibles populations du nord du Mali.

Kassoum THERA, Badji TOURE

*Stagiaire

14 Septembre 2012