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L’armée fouillait maison par maison mercredi à Mubi, au Nigeria, pour tenter de retrouver les auteurs du massacre de 26 personnes la veille dans un foyer universitaire, selon un responsable de la Croix-Rouge. Cet État a déjà été la cible de violences attribuées au groupe islamiste radical Boko Haram. Mais des responsables n’excluent pas que le drame soit lié à la tenue d’élections étudiantes, car plusieurs des victimes étaient des candidats à ce scrutin qui avait entraîné des tensions sur le campus. D’après la police, les assaillants connaissaient leurs cibles, qu’ils ont appelées par leurs noms dans chacune des maisons où ils sont entrés, avant de les égorger ou de les abattre. Des tensions ethniques entre étudiants Haoussas musulmans et Igbos chrétiens sont aussi évoquées. L’autre piste avancée par les enquêteurs serait une opération terroriste du groupe Boko Haram, tenu responsable par l’ONG Human Rights Watch de 1.400 morts au Nigeria depuis 2010, et qui est soupçonné de liens avec Al-Qaïda.L’armée nigériane a revendiqué ces dernières semaines plusieurs succès contre ce groupe, dont trois dirigeants figurent sur la liste noire des « terroristes » du département d’État américain.Mubi est proche de l’Etat de Borno, dont la capitale Maiduguri est considérée comme le berceau de Boko Haram.AFP.