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Le Coup d’État du 22 mars 2012 a sérieusement affecté le secteur économique de notre pays. La crise sécuritaire et institutionnelle qu’il a engendrée a entrainé la suspension des aides et appuis extérieures au budget de l’État malien. Malgré tout, l’État malien entend inverser la donne durant les deux années à venir par une série de mesures ciblées.

L’activité économique a subi un coup dur avec une récession en 2012 (-1,2%) et le taux de pauvreté monétaire a augmenté entre 2011 et 2012 (42,7% en 2012 contre 41,7% en 2011). Pour une résolution définitive de cette crise, une contribution technique, logistique et financière de toute la communauté internationale, (l’ONU en première ligne) est indispensable.

Les conditions préalables pour une vie adéquate dans notre pays dépendent d’une part, du retour de la sécurité et de la stabilité et d’autre part de la reprise de la coopération avec les Partenaires Techniques et Financiers.

La communauté internationale est disposée à aider notre pays pour une sortie de crise durable. En témoigne les 3,25 milliards d’euros obtenus à la conférence des donateurs à Bruxelles pour reconstruire le Mali. Une reprise de l’activité économique est prévue courant 2013. Les estimations donnent une croissance de 4,8% contre -1,2% en 2012. Des efforts budgétaires internes permettront d’éviter une situation socioéconomique dramatique et de préserver les résultats sociaux fragiles.

Le Mali avec l’appui de la communauté internationale entend mettre en œuvre des mesures ciblées en vue d’améliorer le secteur économique. Il s’agit dans un premier temps, de multiplier les actions politiques et diplomatiques pour une issue heureuse et rapide de la crise. Dans un second temps, veiller au maintien des acquis sociaux et cibler les plus démunis et enfin, lutter efficacement contre la corruption et la délinquance financière.

Notre pays, très dépendant du soutien des Partenaires Techniques et Financiers ne saurait amorcer son développement durable sans eux. D’ores et déjà, la somme mobilisée lors de la Conférence de Bruxelles fera l’objet d’un suivi particulier de la part de la Communauté internationale. Comme mesure déjà exigée par la communauté internationale, il est envisagé la création d’un compte au nom de l’Etat malien pour une meilleure gestion des ressources publiques.

Le coût global du PRED (Plan pour le Relance Durable) du Mali pour la période 2013-2014 est estimé à 2849 milliards de F CFA. La communauté internationale contribuera à hauteur de 45% soit 1285,55 milliards de F CFA.

Ahmed M. Thiam

Le 26 Mars du 21 juin 2013.