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Au cours de son exposé, le directeur général de l’ANICT a expliqué aux participants le sens de l’intercommunalité.

Il s’agit, tout d’abord, d’avoir la volonté de faire ensemble, partager les coûts et établir, les projets et programmes ensemble.

Pour ce faire, le collectif des maires, fort des atouts importants de l’espace constitué par les trois cercles, doit avoir pour missions prioritaires l’élaboration et la mise en oeuvre d’un programme de développement commun intégré.

Pour réussir dans cette mission, il est important que les collectivités concernées affichent une volonté commune, de rendre opérationnelles les actions de développement des trois cercles.

L’Amicale Bougouni-Yanfolila-Kolondièba en organisant ce forum s’est fixé un certain nombre d’axes et d’actions prioritaires pour amorcer et soutenir le développement de l’espace ABYK.

Sachant que les atouts de cet espace sont basés sur une même histoire, une même culture commune, l’ABYK et le collectif des maires ont surtout besoin de travailler en dehors de toute considération politicienne ou religieuse.

Toujours dans l’optique de réussir ensemble, l’ABYK et le collectif des maires des cinquante communes des cercles de Bougouni-Yanfolila-Kolondièba doivent travailler en synergie au moment de l’initiation, l’établissement, la réalisation et l’exécution des projets et programmes de développement, ce, tout en impliquant les populations.

La capacité de mobilisation de ressources doit être la première préoccupation de tous les acteurs (élus, société civile, acteurs directs ou indirects, partenaires au développement, partenaires techniques) etc.

Le choix des actions de développement à réaliser doit faire l’objet de débat élargi entre tous les acteurs concernés. Il s’agit par là de s’asseoir autour de la même table pour se concerter, échanger, négocier et dialoguer sur des questions de développement de l’espace.

Mohamed AG Erlaf a rassuré l’ABYK du soutien et l’appui de l’Agence Nationale d’Investissement des Collectivités Territoriales pour toute action de développement collectif dans les trois cercles.

Mais, a-t-il ajouté, l’ANICT apporte son appui aux actions appelées à développer la zone de façon générale. Pour cela les dossiers de projets, qui seront montés par les acteurs, pour des actions de développement de l’espace doivent être bénéfiques aux populations des cinquante communes des trois cercles.

Mohamed AG Erlaf a déclaré que l’accompagnement par l’ANICT pour la réalisation des projets de développement entrant dans le cadre de l’intercommunalité ne fera pas défaut, mais il a précisé, pour réaliser des actions de développement au sein de l’espace, il est prévu une contribution des collectivités, même si souvent elle est insignifiante.

Le Directeur général de l’ANICT a pris exemple sur la réalisation de l’Institut de Formation des Maîtres de Bougouni, qui est d’une utilité commune pour les trois localités et le reste du pays. Dans la réalisation de cette infrastructure, l’ANICT a financé la construction de trois salles de classe.

Il a souhaité que dans cette intercommunalité, qui demeure une première dans notre pays, puisqu’il s’agit des communes d’une même région, que le dialogue franc soit dominant entre tous les acteurs du sommet à la base et sans discrimination.

L’ABYK et le collectif des maires des cinquante communes des cercles de Bougouni-Yanfolila-Kolondièba peuvent bel et bien amorcer un départ pour le développement de cet espace.

En conclusion, Mohamed AG Erlaf a demandé au collectif des maires et à l’ABYK de travailler réellement dans l’indépendance totale, en mettant de côté les questions personnelles et d’échanger les idées dans l’optique d’assurer un réel essor de développement, de l’espace.


Zhao A. BAMBA

04 mai 2006.