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ambassadeur.jpgEn début de semaine, le lancement du Fonds de solidarité prioritaire (FSP) ou « Recherche interdisciplinaire et participative sur les interactions entre les écosystèmes, le climat et les sociétés d’Afrique de l’ouest (RIPIECSA) » a eu lieu à l’hôtel Mandé.

Plus de 120 spécialistes de l’environnement étaient présents à la rencontre.

Etayer scientifiquement les politiques nationales d’adaptation au changement climatique, susceptibles d’être adoptées par le gouvernement, reste le principal objectif visé par la RIPIECSA.

Le gestionnaire et coordonnateur du FSP/RIPIECSA sera l’Institut français de recherche pour développement (IRD) choisi par le ministère français des Affaires étrangères.

Dans les pays développés, si les impacts multiples du changement climatique commencent à s’installer au coeur du débat, par contre, dans les pays en développement, pour le moment, ils ne constituent pas nécessairement une priorité.

Aussi, le FSP/RIPIECSA a pris les devants en se fixant deux objectifs: étudier les changements climatiques et leurs impacts environnementaux et sociaux, puis créer et renforcer les compétences sur la vulnérabilité des sociétés et des écosystèmes d’Afrique de l’ouest.

De même, le programme va s’atteler à promouvoir la recherche interdisciplinaire, rapprocher les connaissances naturalistes locales et le savoir scientifique universel, mener la réflexion avec les gouvernements tout en impliquant la société civile.

L’initiative s’est fixé également comme missions de renforcer les capacités par la recherche de partenariat, organiser des fora de discussion, appuiera à la formation, et favoriser les échanges de données.

Ainsi, la RIPIECSA tout en s’inscrivant comme un soutien à l’application des conventions internationales en relation avec le changement climatique, va contribuer à renforcer les politiques, stratégies et pratiques de lutte contre les impacts du changement climatique.

Grâce à cette initiative, l’émergence de compétences scientifiques, de pôles régionaux et à la mise en réseau d’équipes dans le cadre de la recherche scientifique sur les questions liées au changement climatique, seront facilitées.

Durant les trois jours de travaux, 5, 6 et 7 mars 2007, les participants ont planché sur les projets de recherches proposés par des équipes des pays d’Afrique de l’ouest dans le cadre de deux « appels à proposition« .

Ces projets vont s’atteler à comprendre les impacts du changement climatique sur la disponibilité des ressources naturelles dans les zones sahélienne, soudanaise et guinéenne d’Afrique de l’ouest. Ils étudieront aussi les stratégies d’adaptation de nos sociétés. Ces études reposeront sur des simulations numériques, des observations et enquêtes de terrain.
Ces projets ont été lancés avec la rencontre de Bamako.

A la fin des travaux, a eu lieu une conférence de presse animée par Alain Leplaideur, Bernard Pouyaud et Arona Diedhiou, chercheurs à l’Institut de recherche pour le développement.

Durant ce point de presse, rappel a été fait par l’ambassadeur de France au Mali, Michel Reveyrand de Menthon de l’importance que Paris accorde aux questions d’environnement dans les pays du Sud.

Puis, chercheurs de l’IRD tout en soulignant la pertinence de l’atelier, ont affirmé que ce dernier a permis de soulever des questionnements scientifiques autour de problématiques locales, tels, la désertification, gestion des ressources naturelles, sécurité alimentaire, impacts économiques et environnementaux du changement climatique, stratégie d’adaptation, santé etc.

Pour les conférenciers, le but final du projet, est d’installer un système d’alerte précoce afin de mettre les populations à l’abri des impacts des aléas climatiques.

09 mars 2007.