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L’Amicale des anciens élèves du lycée de Sikasso (Anelysko), porté sur les fonts baptismaux le 19 avril, entend apporter son soutien à la culture de l’excellence de l’école malienne tout en restant soudée.

L’Espace Bouna a servi de cadre au lancement des activités de l’Anelysko, le 19 avril 2008, sous le parrainage du général Kafougouna Koné, ministre de l’Administration territoriale et des Collectivité locales et ancien du même lycée.

Le parrain, le général Kafougouna Koné, a dit tout son intérêt pour les nobles idéaux de l’Anelysko dont le souci est que « l’école renoue avec l’excellence et que l’excellence ne soit pas un slogan creux ».

Le général Kafougouna a été surtout émerveillé et séduit par l’idée de l’Anelysko de créer un Musée senoufou à Sikasso. Selon lui, ce musée « fera de Sikaso une zone d’attraction touristique et fera connaître le peuple senoufou ».

Le lycée de Sikasso, du nom de Mgr Didier Perousse De Monclos, qui a généreusement offert les bâtiments du Cours normal de Sikasso, patrimoine foncier de l’Eglise, à l’Etat malien, a été créé en 1973. L’Anelysko est née le 29 mai 2007 suite à une assemblée générale.

Elle se veut un ciment de raffermissement des liens sociaux qui se sont tissés entre ses membres, il y a 35 ans et de susciter des actions pouvant rehausser la qualité de la formation scolaire au lycée Mgr Didier De Monclos de Sikasso en particulier et dans la 3e région en général.

Selon sa présidente, Mme Diallo Salimata Ouattara, « l’Anelysko apporterait ainsi sa modeste contribution au renouveau de l’école malienne ». Elle s’est dite convaincue que les défis actuels sont si pressants que toute initiative tendant à les relever est certainement la bienvenue.

L’Anelysko, a poursuivi sa présidente, « souhaite devenir un creuset où tous les intellectuels, administrateurs scolaires, professeurs, anciens élèves, autres bonnes volontés de la région pourraient venir échanger en vue d’améliorer le visage de l’école malienne ».

Celle qui est chargée de conduire les premiers pas de l’Amicale, a profité de l’occasion pour rendre un hommage aux anciens professeurs dont certains occupent aujourd’hui de hautes fonctions dans la sphère de l’enseignement au Mali ou se sont fait une renommée à l’extérieur.

Elle a cité le Pr. Diola Bagayoko, universitaire aux USA, Daouda Symbara, DG de l’enseignement technique et professionnel, Gabriel Dabo, DG de l’enseignement secondaire, Mme Maïga Bintou Maïga, directrice de la Cellule de planification du ministère de l’Education de base, Mamadou Kéita de l’enseignement supérieur et Mamadou Konoba Kéita, directeur de la Bibliothèque nationale, entre autres.

Le proviseur du lycée Mgr Didier De Monclos, Assoumane Madjou, qui a effectué le déplacement de Bamako pour la circonstance en compagnie de son collègue de Koutiala, a salué l’initiative des anciens de son lycée qui ont immortalisé de la plus belle manière leur établissement.

Le lycée qui ne comptait à son ouverture, en 1973, que 100 élèves pour 3 salles de classes, compte de nos jours, 3524 élèves et 63 salles de classe. M. Mandjou a demandé aux uns et aux autres de s’impliquer pour la sensibilisation des élèves, professeurs et parents d’élèves pour une école saine et apaisée. Il a aussi émis une autre doléance : la réfection des locaux de son établissement.

La cérémonie a enregistré la présence des ministres des Enseignements secondaire, supérieur et de la Recherche scientifique, le Pr. Amadou Touré et Me Abdoul Wahab Berthé du Travail, de la Fonction publique et de la Réforme de l’Etat, ainsi que Mme Manassa Danioko conseillère à la Cour constitutionnelle (les deux derniers cités sont des anciens du lycée de Sikasso).

Abdrahamane Dicko


Une bourgeoisie sur nous !

Le métier d’architecte, comme discipline libérale, est plus apparenté aux arts et aux sciences qu’aux pratiques manuelles et artisanales des métiers du bâtiment. Au Mali, l’architecture a inscrit ses plus beaux jours en alliant savoir ancestral et conditions climatiques. Certaines de nos constructions, malgré les matériaux non pérennes, ont résisté au temps, permettant ainsi à notre pays d’avoir beaucoup de sites classés au patrimoine mondial de l’humanité.

Dans la plupart des sociétés, il existait déjà des « architectes », plus précisément appelés maîtres d’œuvre, choisis parmi les maîtres-maçons ou les maîtres-charpentiers. Ils cumulaient les tâches de ceux qu’on appelle aujourd’hui les architectes, les ingénieurs et les entrepreneurs, mais on leur demandait surtout de s’occuper du côté technique de constructions savantes.

En dehors de ces quelques cas exceptionnels, les bâtisses étaient construites par leurs occupants à partir de schémas que les siècles ont permis de mettre au point par expérimentation sans l’assistance d’un spécialiste.

Au Mali aujourd’hui, l’architecture est à la croisée des chemins. Les constructions au Mali sont dans tous les états et obéissent rarement à des normes. Beaucoup d’architectes, pourtant régulièrement inscrits au tableau se promènent avec leur bureau dans l’attaché-case, avalisant, contre la déontologie et l’éthique, n’importe quel plan.
Ainsi est la profession.


Alexis Kalambry

02 Mai 2008