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L’ascenseur social fonctionnant moins bien, c’est un contrat social touchant tous les domaines et mettant l’homme au cœur de tout qui a été présenté dimanche à Sikasso au lancement de la campagne électorale de l’Adéma/PASJ par le porte flambeau du parti à l’élection présidentielle du 28 juillet 2013.

Comme pour prouver que le Minianka est venu se confier au Sénoufo et en souvenir de ses racines profondes, le candidat du Parti africain pour la solidarité et la justice (Adéma/PASJ) à l’élection présidentielle du 28 juillet 2013, Dramane Dembélé, a choisi Sikasso le dimanche 7 juillet 2013 pour y donner le ton de sa campagne électorale qui s’étendra sur trois semaines pendant lesquelles il s’attachera à convaincre et à faire adhérer à sa cause le maximum d’électeurs.

Dans la Capitale du Kénédougou, terre de bravoure, d’abnégation, de ténacité, terre de Babemba et autres Tiéba, l’image était forte et symbolique ce dimanche, car c’est toute la crème de l’Adéma avec à sa tête le président intérimaire, Iba Ndiaye, qui a accompagné le candidat Dramane Dembélé au stade Babemba Traoré où des milliers de militants du parti attendaient celui qui défendra les couleurs du parti. A Sikasso, les petits plats ont été mis dans les grands pour faire de la cérémonie un succès à la hauteur de l’ambition.

Ce pari a été gagné avec la présence de toutes les sections, sous-sections et comités du parti qui se sont rassemblées dans une belle communion témoignant ainsi que l’Adéma est un parti de masse. Afin de donner un cachet particulier au lancement de la campagne du candidat de la première force politique du Mali, la cérémonie a été retransmise en direct sur Africable et sur les sept radios de la ville de Sikasso parée depuis la veille aux couleurs de l’abeille de même que les militants et les sympathisants du parti.

Arrivé à 17 h au stade Babemba, le candidat Dramane Dembélé a été accueilli par des ovations nourries et a sacrifié à la tradition en faisant le tour du stade pour saluer le Kénédougou de l’accueil chaleureux à lui réservé et la forte délégation qui l’accompagnait.

Pour l’essentiel, Sikasso fort de ses traditions de lutte héroïque par la voix de l’honorable, Abdoulaye Dembélé, promet de faire le plein des voix au candidat Dramane Dembélé au soir du 28 juillet 2013. Plus qu’un honneur, le choix de Sikasso pour servir de point de départ de la campagne de « Dra » est perçu par les Sikassois comme un motif supplémentaire d’engagement.

Pour la victoire à la magistrature suprême du candidat Dramane Dembélé, Sikasso tient au respect scrupuleux de deux principes directeurs. Il s’agit du retrait de la carte Nina par les militants du PASJ et le vote massif en faveur du choix du parti le jour du scrutin.

Certes, reconnait-on à Sikasso, le chemin est parsemé d’embûches, mais « la victoire est à notre portée. Il s’agit pour nous de nous mobiliser comme par le passé« , a rappelé le secrétaire général de la section Adéma de Sikasso, Nazanga Dissa. Pour relever les défis, l’Adéma compte en premier sur ses ressources humaines à travers ses sections, sous-sections et comités solidement implantés partout dans le pays, les partis alliés, les associations et clubs de soutien.

Il n’y a pas de fatalité

Avec la conscience aiguë que l’espoir est possible et qu’il n’y a pas de fatalité pour ce vaillant peuple, le candidat de l’Adéma/PASJ a parlé à Sikasso à la fois avec gravité mais avec enthousiasme. « Je suis candidat à cette élection présidentielle non pas pour vaincre les autres candidats, mais pour construire un Mali débout« , s’est-il défendu. Durant la trentaine de minutes de discours, Dramane Dembélé dans le contrat social qu’il propose aux Maliens, a mis l’homme au début, au centre et à la fin.

Sans voir tout en noir en dépit de la conjoncture du moment, « Dra » a dit qu’il croit qu’un autre Mali est possible. Pour ce faire, sa boussole, précisera-t-il, serait de mettre fin aux injustices sociales en redonnant espoir à tous les fils du pays. Grosso modo, l’école, l’emploi des jeunes, l’agriculture, l’accès au financement pour les femmes, la défense de leurs droits, la préservation des ressources minières et naturelles, la décentralisation, la lutte contre la corruption, la défense de l’intégrité territoriale du Mali…. constituent des points saillants de sa politique de développement du Mali.

Sur chacun de ces points, le candidat de l’Adéma n’a pas été superflu. Pour l’emploi des jeunes par exemple, il s’engage s’il est élu président de la République à créer un million d’emplois sur le quinquennat, soit 200 000 emplois par an. Pour le développement de l’agriculture, il ambitionne de la rendre plus productive en mettant en place des aménagements hydro agricoles et en formant les acteurs de la filière agricole.

Le candidat « Dra » qui voit dans la poursuite et le renforcement de la décentralisation une réponse à la crise du Nord, entend s’il est élu, rendre effectifs les transferts de compétences et de ressources.

Chez le candidat de l’Adéma, le débat ne s’arrête pas à ce niveau. La corruption s’étant érigée en système au Mali, il promet s’il est élu à la magistrature suprême de l’extirper et de la terrasser à travers la mise en place d’une justice impartiale au service des citoyens. Dans sa vision future pour le Mali, il voit la nécessité et l’urgence de la création d’un poste de procureur général élu pour le respect et la garantie des droits des personnes.

Sur le volet éducation, il s’agira d’adapter l’école aux exigences du moment aussi bien au niveau de l’enseignement primaire, secondaire qu’au niveau de l’Université où il est question de promouvoir la recherche, l’innovation.

A la suite de « Dra », le président intérimaire de l’Adéma, Ibrahima Ndiaye, a prêché l’union sacrée autour du candidat du parti tout en les invitant à retrousser les manches, au sacrifice et au don de soi jusqu’à la victoire finale.

Aux familles fondatrices de Sikasso (Traoré, Berthé, Sanogo, Diamoutani), le candidat Dramane Dembélé a rendu une visite de courtoisie. Et sur le chemin du retour, il a effectué des escales pour saluer les laborieuses populations.

Mohamed Daou

(envoyé spécial)

10 Juillet 2013