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L’élection sous haute surveillance du gouverneur de l’Anambra, dans le sud-est du Nigeria, aura valeur de test samedi pour le mouvement indépendantiste pro-Biafra qui a appelé au boycott de tous les scrutins jusqu’à l’organisation d’un référendum d’autodétermination.En septembre, de violents affrontements ont opposé ses partisans aux forces de l’ordre dans l’Etat voisin d’Abia, après un déploiement massif de troupes dans la région – officiellement dans le cadre d’une opération de lutte contre la criminalité.L’Ipob a été déclarée « organisation terroriste » et son chef, qui doit être jugé pour « trahison » à Abuja, n’est pas apparu à l’ouverture de son procès mi-octobre. Il reste introuvable depuis les violences de septembre au cours desquelles les forces de sécurité avaient pris d’assaut sa maison, et sa famille assure qu’il a été capturé par les militaires – ce que l’armée dément. Les frustrations sont grandes dans cette région très pauvre où beaucoup d’Igbos se disent marginalisés par le pouvoir central depuis la guerre civile qui a dévasté leur économie et leurs infrastructures. L’Ipob affirme avoir adopté la stratégie du boycott pour éviter toute effusion de sang et dénonce la « militarisation » du vote de samedi dans l’Etat d’Anambra. De son côté, la police fédérale a exhorté les électeurs à ignorer l’appel au boycott, avertissant l’Ipob qu’elle « n’hésiterait pas à utiliser tous les moyens légaux » pour éviter toute perturbation.AFP.