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Constituée de 146 députés après le décès de Oumar Bouri Touré, l’Assemblée nationale du Mali sera réduite à nouveau de trois de ses membres (Oumar Mariko, Moussa Koumbéré et Oumou Coulibaly) pour cette période de transition.

Le parti Solidarité Africaine pour le Démocratie et l’Indépendance (SADI) qui a tenu ce dimanche 16 septembre, son quatrième Comité central a décidé de retirer ses députés de l’Assemblée nationale. L’objectif final, selon le secrétaire administratif du parti, Nouhoum Kéita, «est d’obtenir la dissolution de l’Assemblée nationale». Le parti estime que le mandat de l’Assemblée nationale est arrivé à terme en mi-août, et s’oppose à sa prolongation dont la décision a été votée pour pallier à un vide constitutionnel pendant la période de transition.

Le parti que dirige le cinéaste Cheick Oumar Sissoko a une vision largement opposée à celle du reste de la classe politique malienne. Seule partie à avoir tenue tête au président Amadou Toumani Touré dans une opposition radicale pendant son dernier quinquennat, le parti dès le coup d’Etat du 22 mars avait soutenu l’action des militaires.

La prolongation du mandat des députés est, au même titre que la loi d’amnistie des auteurs du coup d’Etat, l’une des mesures dictées par l’accord cadre du 6 avril 2012 qui se veut un instrument de facilitation de la transition. A travers cet accord, la majeure partie des décisions de la nation, à l’image de la prolongation du mandat du président de la République, le Pr. Dioncounda Traoré, au-delà du délai constitutionnel des 40 jours, a été conduite par la Communauté Economique des Etats d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). Ce que conteste vigoureusement SADI qui propose à la place de l’Assemblée nationale un Conseil National de la Transition dont la composition, à l’image du CTSP (Comité transitoire pour le Salut Public) qui faisait force de législateur en 1991-1992.

Seydou Coulibaly

17 Septembre 2012

©AFRIBONE