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Au Rwanda, les hommes «sont davantage perçus comme une menace que comme un soutien pour les enfants» regrette Gary Barker, président de Promundo, un organisme à but non lucratif.Dans un sondage mené en 2010, 57% des femmes rwandaises ont déclaré que leur partenaire était violent avec elles. Pour un enfant, grandir dans un foyer où règne la brutalité et être témoin de violences conjugales engendre une énorme pression émotionnelle. Cette «expérience d’enfance défavorable» peut entraîner de futurs problèmes mentaux et physiques. «Investir dans la petite enfance est la meilleure façon d’investir dans l’avenir», estime Freya Zaninka Declercq, cheffe de département au Programme national rwandais de développement de la petite enfance. Les buts principaux: réduire la malnutrition et les problèmes de retard de croissance.
Résultats prometteurs. Lancé par une équipe de représentant·es du gouvernement, d’organismes à but non lucratif et d’universitaires, le programme Sugira Muryango vise en particulier à aider les pères des ménages les plus pauvres avec des enfants de moins de 3 ans à devenir des aidants plus coopératifs dans leur foyer. En améliorant les relations familiales, le groupe espère réduire la violence, soutenir le développement des enfants et réduire la pauvreté au Rwanda. Fidèle Rutayisire, directeur exécutif du Rwanda Men’s Resource Centre, explique que «dans la culture rwandaise, nous avons de bonnes pratiques parentales, mais aussi des normes culturelles négatives. Alors maintenant, nous essayons de les remettre en question et de les transformer afin de changer peu à peu les normes culturelles et notre société patriarcale». Repéré sur Quartz Africa/Slate.fr