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Après le RPM, avec ses 70 députés, le Président de la République, Ibrahim Boubacar Kéita, vient de bénéficier du soutien d’une nouvelle force politique supplémentaire à l’Assemblée nationale, dénommée l’Alliance pour le Mali, qui compte 26 députés.

Cette plateforme politique de 11 partis a été signée le 17 janvier dernier au CICB. Elle regroupe des partis politiques qui ont soutenu le Président de la République au premier et au second tours de la présidentielle. La signature de cette alliance suit celle d’un Contrat de législature avec les responsables de ces formations politiques. Il s’agit de l’ADP Maliba d’Aliou Boubacar Diallo, de l’APR d’Oumar Ibrahim Touré, qui assure la présidence tournante, d’ASMA/CFP de Soumeylou Boubeye Maïga, du CNID de Me Tall, de la CODEM de Poulo Guindo, de l’UDD de Tièman Hubert Coulibaly, du MIRIA de Mamadou Kassa Traoré, de la CDS de Blaise Sangaré, du MPR de Choguel Kokala Maïga, de l’UM-RDA de Bocar Moussa Diarra et de Yèlèma de Moussa Mara.

Ces formations se sont alliées pour former un groupe parlementaire à l’Assemblée nationale, en vue de soutenir les actions du Président de la République et de son Gouvernement. Outre le RPM, le parti présidentiel, elles constituent une force supplémentaire pour IBK dans le soutien de l’action gouvernementale à l’Hémicycle.
Le Président de la République bénéficiera donc d’une large majorité présidentielle pour faire passer les projets de loi que son Gouvernement initiera durant les 5 prochaines années.
Du coup, cette alliance devient la 2ème force politique à l’Assemblée nationale, devant l’URD, qui s’apprête à mener une opposition rigoureuse et constructive et l’ADEMA, proche de la majorité présidentielle. Sans oublier les non alignés, le SADI et le PARENA.

Si le parti d’Oumar Mariko n’a pas encore dégagé sa position concernant sa participation à l’opposition ou à la majorité présidentielle, tout porte à croire que le parti du Bélier blanc va rejoindre celui de la Poignée de mains dans l’opposition, en raison de leur proximité dans le FDR et du soutien du PARENA à Soumaïla Cissé lors du second tour de la présidentielle.
«Nous avons un objectif commun, c’est de soutenir le Président de la République et l’action du Gouvernement. Après analyse de la situation de notre pays, nous avons décidé de nous unir pour accompagner le Président de la République durant le mandat que lui a confié le peuple malien», a déclaré Oumar Ibrahim Touré, Président du Cadre de concertation des partis politiques formant l’Alliance pour le Mali. Avant de conseiller aux députés membres de la coalition l’unité et l’entente, pour faire en sorte que la majorité présidentielle soit stable pour atteindre ses objectifs.

De la déclaration de ce groupe parlementaire, on peut retenir, entre autres, que les partis membres «inscrivent leur démarche dans le rassemblement et le renouveau démocratique et affirment leur attachement à l’instauration d’une nouvelle gouvernance, fondée sur le respect de la volonté des citoyens et des principes républicains et démocratiques».
Il faut maintenant espérer que cette alliance soit un mariage de raison fondé sur le seul souci du Mali, et non un regroupement circonstanciel dans la perspective d’un partage de postes. Toute chose qui serait vraiment dommage. Car le Mali post crise a, certes, besoin de rassemblement, mais du genre solide, responsable et soucieux du devenir de notre peuple.

Youssouf Diallo

22 Septembre du 23 Janvier 2014