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Du haut de ses dix ans d’expérience, cette jeune vétérinaire de formation, grâce à son dynamisme et à l’appui de l’USAID via son partenaire Mali Finance, réalise un chiffre d’affaires quotidien atteignant 80 000 F CFA et promet d’offrir à Koutiala, déjà « capitale de l’or blanc« , le coton, un autre « or blanc« , le lait en sachets.

Il ne suffit pas d’avoir de l’argent, il faut bien gérer. C’est cette note de prise de conscience de Mme Sangaré Aïcha Koné, promotrice de la laiterie « Aïcha Nono« , qui lui a permis aujourd’hui d’être l’une des femmes les plus entreprenantes de la ville de Koutiala.

Grâce à son dynamisme, cette vétérinaire qui a travaillé dix ans dans une entreprise laitière a pu créer « Aïcha Nono » en 2003 avec l’appui financier de « Kafo Jiginew« .

De plus en plus ambitieuse, elle s’adresse à Mali Finance, projet de l’USAID spécialisé dans l’appui aux PME.
Un plan d’affaires est élaboré par celui-ci et un financement de 6 500 000 F CFA remboursables sur trois ans et garantis à 80 % par l’Agence pour la promotion de l’emploi (APEJ) est accordé à Aïcha Koné par la Banque sahélo-saharienne pour l’investissement et le commerce (BSIC).

Mme Sangaré a également reçu, grâce à Mali Finance, des formations en bio-sécurité et en législation commerciale, de même que des cours du module « Production plus propre » sur les règles de l’hygiène et de l’environnement.

Le résultat a été immédiat: « Aïcha Nono » a pu créer de nombreux emplois dans la capitale de l’or blanc pour un gardien, une secrétaire, un collecteur, un transformateur, une aide-transformatrice, six vendeurs ambulants, 20 revendeuses, 40 dépositaires, en plus de sept dépôts qui lui appartiennent en propre.

L’entreprise compte aussi parmi sa clientèle environ 200 femmes vendeuses de lait qui gagnent une marge de 15 à 25 F CFA sur chaque sachet de lait caillé, de lait frais ou de yaourt vendu.

Aujourd’hui, « Aïcha Nono« , qui a pu acheter un congélateur, deux terrains, une moto et des vélos pour ses distributeurs, réalise un chiffre d’affaires de 50 000 à 80 000 F CFA par jour.

Et la propriétaire qui s’investit corps et âme pour son métier lance un appel à toutes les femmes car elle considère que « chaque femme peut faire quelque chose de concret« .

Certaines Koutialaises qui l’ont compris la consultent pour avoir des échanges d’idées avec elle. Notamment sur les activités de l’USAID qui l’a rendue heureuse: « Mali Finance m’a permis de m’améliorer en appuyant mes dix ans d’expérience de gestion avec des conseils et suivis pour surmonter les difficultés. De 80 litres à mes débuts, je suis à 180. Mon chiffre d’affaires et mon bénéfice net ne cessent de croître« .

Cette confiance, elle l’a aussi en Mme Diarra Alice Sangaré, spécialiste junior en développement des entreprises de Mali Finance.

Possédant un point de vente attenant à son domicile, Mme Sangaré compte étendre son réseau à travers toute la région de Sikasso, voire le Mali entier.

Avis aux maris qui veulent que leurs épouses restent emmurées pour l’éternité et aux femmes qui ne se remuent point !

Zoubeirou MAIGA

26 septembre 2006.