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Pays agro-sylvo-pastoral, l’élevage au Mali constitue un des piliers majeurs de notre économie.

D’après les statistiques fournies par le coordinateur du Projet d’appui à la filière laitière périurbaine du Mali (PAFLAPUM), Didier Woirin, le Mali dispose du plus grand cheptel dans la sous région avec environ 7 millions de bovins et 16 millions de petits ruminants.

Selon le directeur régional de l’industrie de la production animale et de la pêche (DRIPAP), Yaya Konaté, dans le district de Bamako et ses environs, il existe plus 300 000 têtes.

Rares sont les familles dans les campagnes qui ne disposent pas d’un petit parc familial.

En effet, peu attirés par le système bancaire, les éleveurs traditionnels font des bêtes une forme de placement financier. Ces dernières sont vendues pour gérer soit des problèmes de famille soit pour assurer le paiement des impôts.

Cependant, malgré cet énorme potentiel que notre pays possède, le Mali importe le complément de ses besoins de consommation en produits laitiers.
Selon les chiffres, le volume des importations de ces dernières années a atteint plus de 35 milliards de Fcfa par an. Le dumping, pratiqué par certains pays développés sur le marché international, étouffe la production locale.

Aussi, la filière du lait frais local rencontre de grandes difficultés, car elle est fortement concurrencée par le lait en poudre importé.

Au Mali, même les unités de transformation présentes, préfèrent importer le lait en poudre de l’étranger plutôt que d’acheter la production nationale.

Certains éleveurs, bien qu’intéressés par l’intensification de la production laitière manquent des fonds nécessaires. Aussi, la faiblesse de la productivité des bêtes découle de l’utilisation insuffisante de la technologie. A cela on peut ajouter le niveau technologique de conservation qui est faible et nos infrastructures routières qui sont insuffisantes pour acheminer la production laitière vers les centres de consommation.

Cependant, la promotion du lait local pourrait faire reculer la pauvreté. Ainsi, dans le but d’impulser l’industrie animale et faire face aux contraintes majeures, le gouvernement malien a envisagé plusieurs mesures.

Nous y reviendrons dans nos prochaines éditions.

1er novembre 2006.