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La communauté musulmane du Mali à l’instar de la communauté musulmane du monde a célébré la fête de l’aide EL FITR dans la méditation le repentir et dans le souvenir. Avec un engouement : l’abattage massif de gros ruminants notamment les bœufs. A titre privé ou en groupe ces abattages ont été comme à l’accoutumée la grande attraction des familles tant à Bamako qu’à l’intérieur du pays.

La tradition est bien connue : à l’occasion de chaque fête de Ramadan, les populations de Bamako et celles d’ailleurs au Mali, se sont imposée une pratique qui consiste à se cotiser pour acheter un taureau dont la viande est répartie ensuite entre ceux-là qui ont mis ensemble leur argent dans la perspective d’un festin familial.

Cette mise en commun de sommes d’argent ne se fait généralement qu’entre des gens qui se connaissent. C’est le cas de collègues d’un même service ou de groupe d’amis au sein des « grins ».

Conformément aux années précédentes, les Bamakois ont rempilé. Ainsi, dans tous les quartiers de la capitale, traînaient ici et là des carcasses de bœufs. Autour, des chefs de famille pressés d’enlever leurs parts respectives de viande selon le montant de cotisation versé.

Déjà, le jeudi dernier, jour J moins 1, rares étaient les carrefours et coins de rues où l’on apercevait pas des attroupements se disputant pour un ou des tas de viande à emporter à la maison pour la joie de la famille.

La fête étant décidée en fonction de l’apparition du croissant lunaire, beaucoup parmi les musulmans continuaient pourtant à se poser encore des interrogations si la date de la fête tombera bien sur le vendredi ou le jour d’après.

Mais ce que beaucoup ignorent c’est que dans la ville des trois caïmans depuis plusieurs années un fait s’est imposé. Il s’agit précisément de l’abattage et de la distribution d’importantes quantités de viande aux ménages en vue de préparer l’événement.

De tradition de Bamakois, il résulte cependant qu’une fois cet abattage fait, la fête a lieu systématiquement le lendemain. Même si après il faille apporter les correctifs nécessaires pour compléter à 29 jours son jeun comme c’est le cas le plus fréquent dans le mois lunaire.

Cela est souvent arrivé mais avant, à Bamako on se sera quand bien même donné le temps de faire cerise sur le « bœuf ». C’est un des meilleurs moments de la célébration de la fête dans une ville de Bamako où cette année le prix du kilo de la viande avait très tôt pris l’ascenseur pour atteindre 1500 F CFA.

Dans tous les cas, et à la très grande satisfaction de toute la communauté musulmane de Bamako l’Aid El fitr a été, comme les autres fois, des instants d’intense communion entre tous les fidèles.

Vivement le prochain Aid El Fitr


Oumar Diamant

15 octobre 2007.