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L’Afrique a été atteinte de plein fouet par la crise et aura plus de peine que les autres régions à en sortir, a affirmé dimanche à Washington le président de la Banque africaine de développement (BAD), Donald Kaberuka. Selon lui, la plupart des experts s’attendaient à ce que l’Afrique ne soit touchée par la crise que dix-huit mois après les autres régions en raison de sa plus faible intégration avec le reste de l’économie mondiale. Mais les effets se sont fait sentir beaucoup plus vite que prévu, les flux d’investissement vers l’Afrique ayant fortement diminué et le financement des échanges commerciaux s’étant pratiquement tari. « Ma préoccupation est que lorsque la reprise arrivera, les pays africains repartiront beaucoup plus lentement », a-t-il dit lors d’une conférence de presse en marge de la réunion du Comité de développement de la Banque mondiale. Le FMI et la Banque mondiale ont averti vendredi que près de 90 millions de personnes de plus pourraient tomber dans la pauvreté en raison de la crise cette année et que le nombre de celles n’ayant pas assez pour se nourrir pourrait dépasser le milliard. M. Kaberuka a d’autre part indiqué qu’il n’attendait « pas de miracles » des réunions du FMI et de la BM. (Afp)