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L’Afrique du Sud se rend au G20 comme porte-parole d’un continent africain qui craint d’être oublié dans les efforts pour lutter contre la récession mondiale, bien qu’il en soit l’une des premières victimes. « Le vrai risque pour l’Afrique serait de rester à l’écart du débat », relève Razia Khan, économiste au sein de la Standard Chartered Bank. « L’attention est détournée vers des pays plus importants pour le système et il y a un risque encore plus grand de marginalisation » du continent. La crise mondiale frappe également de plein fouet le continent avec la chute des cours des matières premières. Des milliers d’emplois ont déjà été supprimés dans les pays miniers comme la République démocratique du Congo, le Botswana ou l’Afrique du Sud et l’hémorragie devrait se poursuivre. Malgré un ralentissement de la croissance africaine prévue à 3,4% en 2009 après neuf ans d’expansion soutenue, Mme Khan souligne que la crise mondiale pourrait toutefois avoir un effet bénéfique pour le continent. (Afp)