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L’Afrique du Sud s’attendait mercredi au décès imminent de son ancien président Nelson Mandela, hospitalisé à près de 95 ans dans un état critique, priant désormais pour qu’il ait une fin paisible.Le quotidien populaire Daily Sun titrait « La lutte finale ». En Afrique du Sud, la « lutte » (struggle en anglais) désigne traditionnellement le combat contre le régime ségrégationniste de l’apartheid dont Mandela fut le plus illustre pourfendeur. L’état de santé de Nelson Mandela s’est aggravé ce week-end et est décrit comme « critique ». Il avait été hospitalisé en urgence le 8 juin après une récidive de l’infection pulmonaire qui le tourmente depuis deux ans et demi. Interrogé par nos soins vers 12h30 GMT, le porte-parole de la présidence Mac Maharaj – seul habilité à communiquer s’est contenté de dire qu’il attendait des nouvelles fraîches des médecins. Des médias locaux ont indiqué, sans citer de sources, que Nelson Mandela ne pouvait plus respirer sans assistance, une information que M. Maharaj a qualifiée de « rumeur » et que nous n’avons pu confirmer. La rue de l’hôpital a été interdite à la circulation, et la présence policière a été légèrement renforcée par rapport aux derniers jours.Les visites se sont multipliées à l’hôpital ces deux derniers jours. D’abord réservées à la famille, elles ont été élargies à des proches, des ministres – notamment la titulaire de la Défense, chargée de la santé des anciens chefs d’Etat.Des aînés du clan royal des Thembus, auquel appartient Nelson Mandela, devaient aussi se rendre à son chevet mercredi, selon le quotidien The Times. AFP.