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Les chefs d’État ouest-africains ont maintenu leur pression sur les juntes militaires au Mali et en Guinée-Bissau, sans toutefois s’engager à envoyer immédiatement des forces sur place, lors d’un sommet jeudi à Dakar consacré aux crises qui déstabilisent ces 02 pays et la région. Au sujet du Mali, les chefs d’État de la Cédéao ont demandé à sa commission « de préparer la force en attente de la Cédéao en vue de son déploiement immédiat dès que le Mali en fera la demande », selon le communiqué final. Le sommet de Dakar a par ailleurs « condamné avec fermeté les affrontements entre les différentes forces armées et déploré leur impact négatif sur la sécurité des populations ».Concernant la Guinée-Bissau, les chefs d’État ont « salué la libération du Premier ministre Carlos Gomes Junior et du président par intérim Raimundo Pereira », mais exigé la « libération de toutes les personnes encore illégalement détenues dans le pays » depuis le coup d’Etat militaire du 12 avril. Le sommet a aussi maintenu les sanctions diplomatiques, économiques et financières de la Cédéao décidées dimanche « jusqu’à l’application par les protagonistes des décisions prises par la Cédéao ». AFP.