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L’aéroport international de Bangui a été rouvert au trafic après l’évacuation jeudi soir des derniers habitants d’un quartier voisin qui s’étaient réfugiés sur la piste pour fuir les exactions perpétrées par des combattants de l’ex-rébellion Séléka, a-t-on appris vendredi de source aéroportuaire. La veille, les soldats de la Misca (force africaine en Centrafrique), avaient finalement fait usage de gaz lacrymogènes pour évacuer les habitants installés sur la piste, mais quelques centaines étaient restés dans le périmètre aéroportuaire, craignant toujours pour leur sécurité dans le quartier voisin de Boeing. Le président de transition Michel Djotodia a reçu jeudi des représentants de ces déplacés, qui se sont dits « excédés, exaspérés, dépassés par les exactions des éléments du Séléka », la rébellion qui a pris le pouvoir en mars.L’insécurité règne dans ce quartier, considéré comme un fief de l’ancien président François Bozizé, et plus généralement dans tout le nord de la capitale, où les ex-rebelles du Séléka sont accusés d’exactions à répétition contre la population. Les autorités centrafricaines ont annoncé mercredi avoir déployé environ 300 policiers, gendarmes et membres de la Misca pour sécuriser les quartiers nord de Bangui et le président Djotodia a interdit aux combattants issus du Séléka de participer aux opérations de maintien de l’ordre dans la capitale. AFP.