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Controverse autour d’un nouveau projet de code pénal introduit par le gouvernement. Le projet de loi, sur la table des députés, propose un nouveau régime d’infractions déjà jugées révolutionnaires par la presse locale. S’il venait à être adopté, le vagabondage, le harcèlement ou même l’adultère seront désormais pénalisés. L’une des dispositions les plus controversées de ce projet de code pénal concerne la pénalisation de l’adultère.

« Chaque personne a le droit de disposer de son corps, comme elle l’entend, même si cette personne est mariée. Bien évidemment, dans le cas du mariage, si la faute est commise, les règles prévoient un régime pour sanctionner l’adultère. Donc pénaliser l’adultère, cela nous semble, dans le contexte actuel, quelque peu anachronique », explique, maître Sylvian Souop, membre du conseil de l’ordre des avocats du Cameroun. Les praticiens du droit s’étonnent de ce que le gouvernement n’ait pas consulté les acteurs de la scène politique et de la société civile, afin d’aboutir à une mouture un peu plus consensuelle. Du coup, le barreau avait appelé au retrait du texte du Parlement pour éviter au pays une fâcheuse régression. « Si le texte est maintenu sans aucune modification, ce serait une régression », conclut Me Souop. RFI