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Ce soir, à minuit, prendra fin la campagne présidentielle ouverte le 8 avril dernier. Pour tirer le bilan de ce qui a été fait et informer de ce qui va se passer, le camp présidentiel représenté par trois porte-parole, à savoir Me Mountaga Tall, Choguel K Maïga et le Pr. Tiémoko Sangaré, a rencontré, dans la journée d’hier, la presse dans les locaux de DFA communication sise en zone ACI 2000. C’est la deuxième conférence de presse des porte-parole du candidat Amadou Toumani Touré dans cette campagne pour la présidentielle.

A propos de cette campagne qui tire vers sa fin, le président du CNID Faso Yiriwa Ton, Me Mountaga Tall est catégorique: ” Notre candidat a su faire preuve de courtoisie et de respect pour tous les autres candidats”. Par contre, de l’autre côté, affirme-t-il des injures de toutes sortes ont été proférées. Ces injures abreuvées par le camp d’ATT expliquent tout le manque de courtoisie de ces adversaires dans cette campagne, dira le porte-parole d’ATT.


Des forces inégales

Aux dires de Me Mountaga Tall, le président du CNID, l’adhésion des Maliens au candidat Amadou Toumani Touré et à son projet se justifie à tous égards par un coefficient personnel, un bilan élogieux sur les cinq années de sa gestion et le soutien de poids que lui apportent plusieurs forces en présence, à savoir l’ADP et le Mouvement Citoyen. Faut-il le rappeler, l’ADP a les 2/3 des députés à l’Assemblée Nationale, 9000 conseillers municipaux mais aussi un grand nombre de maires. Un rapport de force qu’on ne saurait occulter dans l’occupation du terrain.

Selon Choguel K. Maïga, le deuxième conférencier, une élection se gagne par un bilan et l’espoir suscité par le projet d’un candidat. Or, dira le président du MPR, tous ces atouts se présentent à la candidature du président sortant. A en croire le président du MPR la victoire est inéluctable dans ce scrutin et cette victoire va être assurée dès le premier tour.

Pour Tiémoko Sangaré, le troisième conférencier, les accusations de fraude de l’autre côté (FDR) reflètent tout simplement une panique dans ce camp. L’ADP, aux dires de Tiémoko Sangaré, n’a pas besoin de se mettre dans une logique de fraude qui est, dit-il, une pratique de ceux qui doutent de leurs capacités. Or, l’ADP ne doute pas de ses capacités, selon le Pr. Sangaré.

S’agissant des spéculations sur le fichier électoral, elles relèvent aussi de la mauvaise foi du camp opposé visiblement gagné par la panique, a déclaré M Sangaré. A ses dires, “les accusations de fraude ne sont fondées sur aucun élément juridique”.

Revenant à la charge, Me Mountaga Tall dira : “ c’est notre honneur de faire en sorte que ces élections soient transparentes. C’est notre intérêt que ces élections ne soient pas suivies de contestations”.

Par ailleurs, il a profité de l’occasion pour faire un rappel sur l’histoire du ficher électoral objet de contestations de la part de certains adversaires du président sortant. Ce fichier, rappellera le conférencier, a été constitué sur la base du recensement administratif à caractère électoral de 2001 et des élections de 2002.

Pour Me Tall, à cette période, ce n’était ni ATT, ni l’ADP. Tout ce qui est entrain d’être fait se présente donc comme une campagne de harcèlement de l’administration pour préparer à une contestation, dira, à son tour, Choguel Kolala Maïga. Selon lui, “ATT est un rassembleur, les autres sont des diviseurs”, donc “l’intox ne peut passer”.

Et Tiémoko SANGARE d’ajouter: ”Au Mali, on sait qui est qui, qui a fait quoi et qui vaut quoi”.

Laya DIARRA

27 avril 2007.