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Une forte délégation du bureau politique national de l’Adema-Pasj conduite par Sékou Diakité a rencontré le dimanche 2 décembre 2012 la section III du parti de l’abeille. Une rencontre de mobilisation et d’échanges avec les militants à la base sur la crise institutionnelle et sécuritaire dans notre pays. Ce cadre d’échange a permis au deuxième vice-président du bureau national, Sékou Diakité et d’autres responsables tels que Soumeylou Boubyé Maiga, Adama Sangaré, secrétaire général de la section III de sonner le réveil dans le camp du parti de l’abeille pour mesurer la capacité du parti pour trouver des solutions pour une sortie de crise.

Pour les responsables, cette rencontre s’inscrit dans le cadre d’un vaste programme du Bureau politique national qui consiste a rencontré l’ensemble des sections du parti sur toute l’étendue du territoire national hormis ceux qui sont sous occupation. Le deuxième vice président de l’Adema qui conduisait la délégation a indiqué que cette démarche politique vise deux objectifs. Il s’agit d’une part d’échanger et informer les militants à la base sur la crise institutionnelle et sécuritaire et d’autres part voir ensemble comment se préparer pour les batailles politiques (la concertation nationale, la libération du Nord et les élections prochaines).

Faisant le point des activités politique de l’Adema depuis le coup d’état au sein du Fdr pour le retour à l’ordre constitutionnel, Sékou Diakité n’a pas manqué de dénoncer la mauvaise organisation de la concertation nationale sous la conduite du chef de cabinet du premier ministre. « Si la concertation nationale porte sur des réflexions pour une bonne organisation de la transition, sur la libération du nord et la préparation du processus électoral dans l’unité et la cohésion nationale, l’Adema et le Fdr sont prêts à participer aux travaux. Nous nous désolidariseront de toutes autres démarches visant la division et le blocage du processus normal de la transition et de la libération du nord.»

Parlant de la libération du nord, Sékou Diakité a estimé que malgré la grande mobilisation de la communauté, certains pays voisins du Mali comme la Mauritanie et l’Algérie s’opposent à toute intervention militaire. Face à cette incertitude, il met l’armée et le gouvernement devant leurs responsabilités «pour libérer le nord, il faut que le Mali et l’armée malienne acceptent le sacrifie du prix du sang. Il temps de mettre fin à la honte et de restaurer la dignité au peuple malien. Nul ne peut bâtir le Mali à notre place. Toutes les négociations au Burkina et en Algérie traduisent la division des maliens.»

En tant que première force politique de la commune III avec 17 élus communaux sur 37, la section III a tenue régulièrement ses réunions statutaires malgré la crise. Nonobstant ce point positif, le secrétaire général, Adama Sangaré reconnaît les difficultés de mobilisation de la base. «Les structures de base peinent à se réunir. Ce qui de toute évidence constitue un handicap de taille dans l’animation du parti. Ce constat est vérifié au niveau des mouvement affiliés.»

En plus de la difficulté de mobilisation, Adama Sangaré a indiqué d’autres difficultés non moins importantes. Il s’agit notamment des difficultés de financement des activités de la section, le non payement des cotisations. Il fera savoir que dans la perspective des élections de 2102, la section III a mobilisé une enveloppe de 20 millions de FCFA. Il a profité de l’occasion pour dénoncer l’abandon de la section III par le comité exécutif. «Notre section est laissée pour compte dans le cadre de la promotion de ses cadres dans toutes ses composantes.»

Assumant leur part de responsabilité dans la gestion du pays, les militants de la section III de l’Adema regrettent aujourd’hui le non diffusion du bilan de leur participation au pouvoir. Dans la même dynamique, Adama Sangaré a invité les responsables du parti à l’instauration du débat contradictoire pour une culture démocratique.
Adama Sangaré a invité la grande famille de l’Adema à l’unité autour du parti qui est confronté à d’énormes difficultés et qui nécessitent des solutions urgentes pour ne pas compromettre l’avenir. Pour lui, il appartient au parti d’opérer un changement radical en son sein pour compter parmi les grands de demain.

Nouhoum DICKO

Le Prétoire du 3 Décembre 2012