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Arrivé en tête au sortir des dernières élections législatives avec 51 députés dont cinq indépendants qui ont rejoint par la suite leur famille politique à savoir le Mouvement citoyen, l’ancien parti majoritaire prend aujourd’hui sa revanche sur la Cour constitutionnelle qui, par ses annulations intempestives, l’avait privé d’une majorité confortable à l’Assemblée nationale du Mali.

Moins de deux ans après, c’est la ruée des petits partis vers la ruche.

En effet, en plus du PUDP et du PDP qui ne sont pas représentés à l’hémicycle, le RND avec un député, l’UDD avec ses trois députés et un groupe de députés indépendants élus à Youwarou, Baraouéli et Kangaba ont aujourd’hui rejoint la grande famille Adéma. D’autres élus du peuple et non des moindres sont aussi en pourparlers avec le Comité exécutif de l’Adéma pour sceller l’union sacrée.

Toutes choses qui feront dire à un haut responsable du Comité exécutif, qu’au rythme actuel des choses, «l’Adéma table sur 60 députés d’ici un an». Soixante députés pour quoi faire ? C’est là la question que se posent tous les observateurs avisés de la politique malienne.

Spéculation foncière : Le maire du District dans la tourmente ?

De source sûre, une mesure de suspension de ses fonctions de maire du District de Bamako serait en préparation au niveau du ministère de l’Administration territoriale et des Collectivités locales contre Adama Sangaré.
Selon la même source, c’est l’adjoint au gouverneur du District de Bamako qui serait pressenti pour le remplacer.

La raison : le dossier sulfureux de certaines parcelles contiguës aux Halles de Bamako que l’actuel Maire du District de Bamako aurait imprudemment attribuées alors que des détenteurs légaux de lettres d’attribution existaient déjà. Le seul hic se situerait au niveau de son probable représentant.

Ce dernier est un administrateur civil et non un élu municipal. Si cette information se confirmait, n’assisterions-nous pas alors au retour des délégations spéciales au Mali ?


La justice malienne éconduit la BEI

Soupçonnant la société FITINA-SA d’avoir sur facturé les équipements achetés alors qu’elle venait de lui faire un prêt de 3,7 millions d’euros, la Banque européenne d’Investissément a aujourd’hui engagé des poursuites judiciaires tant à Paris qu’à Bamako pour la restitution de ses fonds.

C’est ainsi que la semaine dernière, elle a publié dans certains organes du Mali des avis de vente des bâtiments et matériels de l’usine FITINA.

Seulement voilà : la BEI à la base de cette procédure judiciaire est en tous les cas dans l’impossibilité de faire quoi que soit avec l’actif de FITINA, car le nantissement est partagé avec les autres banques qui ont financé les investissements. Selon un magistrat malien, elle ne peut pas se permettre d’agir toute seule.

Ce dernier fera en outre savoir qu’en grande difficulté comme plusieurs unités industrielles du Mali, FITINA-SA a un plan de relance qui exige une mise sous protection afin d’intéresser des repreneurs potentiels.

C’est pourquoi aujourd’hui FITINA-SA est mise en règlement préventif comme l’était l’hôtel KEMPINSKI au moment de l’attaque des banquiers.


Republicain

14 Mai 2008