Partager

La violente crise sociale qui secoue les mines sud-africaines depuis début août a rebondi jeudi avec un nouvel arrêt de travail à la mine de platine de Marikana (nord) d’où était parti le mouvement, tandis que d’autres mines ont recommencé à fonctionner. Selon Zolisa Bodlani, l’un des des meneurs de la grève qui a duré du 10 août au 20 septembre, les mineurs se plaignent de l’attitude de la police, qu’ils accusent de harcèlement. La police est très active dans la région, où de nombreuses autres mines se sont mises en grève dans le sillage du mouvement de Marikana, affectant à des degrés divers les productions de platine, d’or, de chrome ou de diamants. A Carletonville, au sud-ouest de Johannesburg, le travail a repris partiellement à la mine d’or de KDC West, vaste complexe de 14.300 employés paralysé par une grève sauvage depuis le 9 septembre, où la direction a menacé de licencier les 11.000 grévistes s’ils ne vont pas pointer avant 12H00 GMT.Dans un communiqué, le Syndicat national des mineurs (NUM, majoritaire), a félicité ses membres qui ont repris le travail « à une écrasante majorité » Inquiet devant cette agitation sociale, dont la plupart des mouvements sont des grèves sauvages dépassant les syndicats traditionnels, le président Jacob Zuma avait convoqué mercredi un sommet social, au terme duquel il a appelé à la reprise du travail « dès que possible ». Il a notamment annoncé des mesures pour améliorer les infrastructures des principales villes minières du pays. AFP.