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La campagne pour la présidentielle égyptienne a pris un tour violent avec la mise à sac du QG d’Ahmad Chafiq, le dernier Premier ministre sous Hosni Moubarak, qui doit affronter le candidat des Frères musulmans Mohammed Morsi. Selon une source policière, huit personnes ont été arrêtées à proximité du QG de M. Chafiq lundi soir. Les partisans du candidat accusent ses adversaires islamistes et issus des groupes de jeunes qui ont mené l’an dernier la révolte contre M. Moubarak d’être derrière cette attaque. Des heurts ont également brièvement opposé dans la soirée un millier de manifestants anti-Chafiq et des individus en civil sur la place Tahrir, site emblématique de la révolte contre M. Moubarak début 2011. Les candidatures présentes au second tour provoquent le désarroi des milieux libéraux et laïques, ainsi que des mouvements de jeune anti-Moubarak, contraints de choisir entre un islamiste et un symbole de l’ancien régime. L’armée, qui dirige le pays depuis la chute de l’ancien président, doit céder le pouvoir aux civils avant la fin juin, une fois le nouveau chef de l’Etat élu. AFP.